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Jésus-Christ est ressuscité des morts.
La Résurrection du Christ est, sous bien des rapports, le fait le plus important de l’histoire du Christianisme. C’est le Gibraltar des Évidences chrétiennes. c’est le Waterloo de l’Incrédulité et du Rationalisme.
Si les affirmations bibliques de la Résurrection du Christ peuvent être établies comme des certitudes historiques, les revendications et les doctrines du christianisme reposent sur un fondement inébranlable.
Il y a trois différentes lignes d’argumentation, pour prouver la véracité des assertions bibliques:
- LES PREUVES EXTERNES DE L’AUTHENTICITE ET DE LA VERACITE DES RÉCITS EVANGELIQUES.
Il est inutile de développer cet argument, les autres étant parfaitement suffisants.
- LES PREUVES INTERNES DE VERACITE.
Nous avons quatre récits de la Résurrection.
Supposons que nous n’ayons aucun moyen externe de savoir par qui ils ont été écrits, mais seulement les récits eux-mêmes d’après lesquels nous puissions décider de leur authenticité ou de leur fausseté.
Par une comparaison minutieuse des quatre récits, nous voyons qu’ils sont séparés et indépendants les uns des autres.
Cette conclusion ressort clairement des divergences apparentes existant entre ces quatre récits.
Ils forment bien un «tout» harmonieux, mais on ne s’en rend compte que par une étude attentive et détaillée. Un lecteur superficiel n’y voit que contradictions et divergences.
C’est l’harmonie qu’il serait impossible d’obtenir entre quatre récits par des auteurs qui se seraient concertés.
Dans un cas pareil, il y aurait un accord apparent et toute contradiction possible ne se découvrirait que par une analyse soigneuse.
Mais ici, les différences sont à la surface; l’harmonie ne se découvre qu’à force d’étude prolongée et consciencieuse.
C’est l’harmonie qui existerait entre quatre témoins indépendants et véridiques, chacun racontant les événements d’après son point de vue personnel. Les quatre récits se complètent mutuellement, l’un éclaircissant parfois les points obscurs de l’autre.
Ou bien, ces quatre compte- rendus sont vrais, ou bien ils sont des faux. S’ils ont été inventés, il faut qu’ils l’aient été indépendamment ou de connivence.
Or, ils ne peuvent pas avoir été fabriqués indépendamment; les points de ressemblance. identiques sont trop frappants et trop nombreux. Ils ne peuvent pas avoir été écrits tous ensemble; les divergences apparentes sont également trop frappantes et trop nombreuses. Nous concluons donc qu’ils n’ont pas été inventés du tout. Ils sont un rapport authentique des faits.
Nous remarquons ensuite dans ces récits, qu’ils portent en eux-mêmes la preuve d’avoir pour auteurs des témoins oculaires. Le rapport d’un témoin oculaire se distingue facilement de celui de quelqu’un qui tient l’histoire d’une autre personne. Et n’importe quel étudiant consciencieux des récits évangéliques de la Résurrection, aura vite reconnu les observations caractéristiques du témoin oculaire.
En troisième lieu, il faut noter leur candeur, leur franchise et leur simplicité. Il arrive parfois que lorsqu’un témoin raconte un incident, il le fait avec une telle candeur, l’histoire paraît si simple et naturelle, il y a une telle absence d’artifice ou de recherche personnelle, que nous sommes convaincus de la véracité du récit, même si nous ne connaissons pas le témoin!
En l’écoutant, nous nous disons de suite: «Cet homme dit la vérité.»
Le poids de ce genre de preuve est considérablement augmenté et atteint le degré d’une certitude absolue, si nous avons plusieurs témoins de ce caractère, indépendants les uns des autres et tous témoignant des mêmes faits. Ils peuvent varier dans les détails, l’un insistant sur celui-ci, l’autre omettant celui-là, mais tous s’accordent sur les lignes essentielles.
C’est le cas des quatre narrateurs des récits évangéliques. Ils rapportent des choses surnaturelles avec le naturel le plus parfait. Les auteurs ne semblent pas s’être rendu compte de là portée de la majorité des faits qu’ils racontent.
Ils disent simplement et franchement ce qu’ils ont vu, laissant à d’autres les commentaires philosophiques. Furness, le savant Unitarien, dit: «Rien ne saurait surpasser, en candeur et simplicité, les quatre récits de la première apparition de Jésus, après sa crucifixion. Si ces qualités ne sont pas évidentes ici, nous devons renoncer à les trouver autre part.»
Supposons que nous ayons quatre récits d’une bataille célèbre, et qu’après examen, nous trouvions qu’ils ont été écrits manifestement par des auteurs indépendants les uns des autres; qu’ils sont tous frappés au coin de la sincérité, de la simplicité et de la franchise, qui portent la conviction avec elles; qu’ils s’accordent en substance sur le récit de la bataille; ne serions-nous pas disposés à dire, même en l’absence d’autres données sur les auteurs et la date de ces récits: «Voilà un compte-rendu véridique de cette bataille?»
Il y a aussi l’évidence involontaire des mots, des phrases, des détails, des incidents. Il arrive souvent qu’en écoutant le récit d’un témoin, on soit plutôt frappé par ces éléments de son rapport que par le fait direct de son témoignage, et cela, parce que ce n’est pas le témoignage du témoin, mais le témoignage de la vérité à elle-même.
Les histoires de l’Evangile portent en elles-mêmes une évidence de cette nature.
Lu 24:16. - «Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaitre.»
Il nous est dit ici et ailleurs encore, que Jésus ne fut pas reconnu de ses disciples, immédiatement après sa résurrection.
Or, qu’avaient-ils à gagner à raconter l’histoire de cette façon?
Ils ne cherchent pas même à donner de ce fait une explication satisfaisante. C’est à nous à la découvrir. Alors, pourquoi nous la dire ainsi?
Tout simplement; parce que c’est de cette manière que la chose arriva et qu’ils n’inventèrent rien. S’ils avaient fabriqué le récit, il eût été autrement conté.
1Co 15:5-8. - «Et qu’il est apparu à Céphas, puis aux douze. Ensuite, il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart sont encore vivants, et dont quelques-uns sont morts. Ensuite, il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres. Après eux tous, il m’est aussi apparu à moi, comme à l’avorton.»
Ici, comme dans tous les autres passages, il nous est dit que Jésus apparut seulement à ses disciples, à l’exception de son frère. Pourquoi en est-il ainsi?
Parce que telle est la vérité.
Si l’histoire avait été fabriquée, des années après, Jésus nous aurait certainement été montré apparaissant à ses ennemis et les confondant.
Tiré du Livre "Ce que la Bible enseigne" R.A TORREY