Partager l'article ! LES IDOLES DE FORME HUMAINE: LEUR ORIGINE: C'est avec l'idée de fabriquer des idoles qu'est née l'infidélité à Dieu ; leur invention ...
C'est avec l'idée de fabriquer des idoles qu'est née l'infidélité à Dieu ; leur invention a corrompu la vie humaine.
Elles n'existaient pas au commencement et il n'y en aura pas toujours.
Elles ont fait leur entrée dans le monde par la faute des vaines superstitions des hommes, et c'est pourquoi elles sont destinées à connaître une fin rapide.
Un père accablé de douleur par la mort prématurée de son fils, a fait faire une image de l'enfant trop tôt enlevé.
Il se mit alors à honorer comme un dieu celui qui n'était plus qu'un cadavre, et il transmit aux siens des pratiques secrètes et des rites. Avec le temps, cette coutume contraire à la foi s'imposa de plus en plus et fut observée comme une loi.
De même, on rendit un culte à des statues sur l'ordre des souverains.
Lorsqu'on ne pouvait pas honorer ceux-ci en leur présence parce qu'on habitait trop loin, on reproduisait à distance leur apparence, on faisait une image visible du roi vénéré. Ainsi, on pouvait rendre des hommages empressés au roi absent comme s'il était présent. Même chez ceux qui ne le connaissaient pas, la pratique fervente de ce culte fut stimulée par l'ambition de l'artiste.
Celui-ci voulait sans doute plaire au souverain ; il usa donc de toutes les ressources de son art pour faire un portrait plus beau que nature. La foule fut alors séduite par la grâce de l'œuvre, de telle sorte qu'elle considéra comme digne d'adoration celui que, peu auparavant, elle honorait comme un homme.
Ce fut un piège mortel pour les humains, car, victimes du malheur ou du pouvoir, ils attribuèrent à des objets de pierre ou de bois le nom qui n'appartient qu'à un seul.
Conséquences de l'idolâtrie
De plus, il ne leur a pas suffi de se tromper quant à la connaissance de Dieu.
Ils vivent dans de graves conflits dus à leur ignorance et ils donnent le nom de paix à de tels maux !
Ils offrent des sacrifices d'enfants et pratiquent des rites secrets, ils se livrent à de sauvages orgies accompagnées de coutumes extravagantes. Ils ne respectent plus ni la vie humaine ni la pureté du mariage.
Un homme en tue un autre par traîtrise, ou bien il l'outrage en commettant l'adultère avec sa femme.
La confusion est totale : sang répandu, assassinat, vol, tromperie, corruption, déloyauté, troubles, faux serments, persécutions des honnêtes gens, ingratitude, décomposition morale, inversion sexuelle, désordre dans le mariage, adultère et débauche.
Le culte rendu aux idoles innommables est le commencement de tout mal ; il en est aussi la cause et l'aboutissement.
Ceux qui adorent ces idoles perdent la tête dans leurs extases ou prononcent de fausses prophéties, ils mènent une vie déréglée ou rompent leurs serments sans hésitation. Puisqu'ils mettent leur confiance en des idoles sans vie, ils s'imaginent qu'ils n'auront pas à payer pour leurs faux serments. Mais le châtiment finira par les atteindre pour deux raisons : d'abord, parce qu'ils se sont fait une fausse idée de Dieu en s'attachant aux idoles ; ensuite, parce qu'ils ont méprisé ce qui est saint en faisant avec ruse de faux serments. Même s'ils n'ont pas à craindre la puissance des idoles prises à témoin, c'est le châtiment réservé aux pécheurs qui frappera ceux qui se rendent coupables d'une telle faute.
Folie du potier qui fabrique des idoles
Voici un potier qui pétrit de l'argile avec peine et façonne toutes sortes d'objets pour notre usage quotidien.
Avec la même argile et selon la même méthode, il façonne aussi bien les ustensiles destinés à de nobles emplois que ceux dont l'utilisation est très ordinaire.
Mais c'est lui, le potier, qui décide à quoi chacun devra servir Puis il se livre à un travail absurde : il utilise encore la même argile pour façonner un faux dieu ! Il le fait, lui qui, sorti depuis peu de la terre, retournera bientôt à cette terre d'où il a été tiré, quand on lui redemandera l'âme qui lui a été prêtée
Or, il ne se soucie pas du fait que sa vie est brève et qu'il va bientôt mourir. Il veut rivaliser avec ceux qui travaillent l'or et l'argent, imiter ceux qui coulent le bronze. Il croit se couvrir de gloire en fabriquant du faux.
Son cœur est de la cendre, son espérance a moins de valeur que la poussière du sol et sa vie moins de prix que l'argile.
Car il ignore Celui qui l'a façonné, qui, par son souffle, a fait entrer en lui une âme active et lui a donné un esprit vivant. Il estime que notre vie est un jeu et l'existence un champ de foire, une occasion de gagner beaucoup d'argent. D'après lui, il faut tirer profit de tout, même du mal.
Cet homme sait mieux que personne qu'il se rend coupable, en fabriquant avec la même matière terrestre des ustensiles fragiles aussi bien que des statues de dieux.
Mais, Seigneur, les ennemis de ton peuple, ceux qui l'ont jadis opprimé, se sont révélés complètement insensés, plus pauvres en esprit qu'un petit enfant. Ils ont pris pour dieux toutes les idoles des nations : ces idoles ont des yeux mais ne voient pas, des narines mais ne respirent pas, des oreilles mais n'entendent pas, des doigts mais ne touchent rien et des pieds mais ne savent pas marcher.
Car c'est un homme qui les a faites ; celui qui les a façonnées est un être auquel la vie n'a été que prêtée.
Or, aucun être humain ne peut façonner un dieu qui lui soit semblable.
Il est mortel et, de ses mains qu'il met au service du mal, il ne peut produire qu'une œuvre morte. Il est lui-même supérieur aux objets qu'il adore : lui, du moins, vit pour un temps, tandis qu'eux ne seront jamais vivants.
Ces gens adorent même les bêtes les plus répugnantes, des bêtes pires que toutes les autres en fait de stupidité.
Il n'y a aucune trace de beauté dans leur aspect, rien qui puisse les rendre séduisantes comme d'autres animaux.
Elles ont passé à côté de l'approbation et de la bénédiction de Dieu.