Non catégorisé

Jésus Christ naquit il y a 2000 ans d'une manière étrange.

Il vécut dans la pauvreté et grandit dans l'effacement.

On n'a de lui ni image, ni portrait.

Il n'eut ni richesses ni influence particulière: il travailla de ses mains, il fut charpentier, fils de charpentier.


Nouveau-né, il fit trembler un roi;

enfant, il embarrassa les érudits;

homme mûr, il commanda aux forces de la nature, ouvrit les yeux des aveugles et ressuscita des morts.

Il ne fit jamais payer ses services.


Jamais il n'écrivit de livre, et cependant aucune bibliothèque ne pourrait contenir tous les livres qui ont été écrits à son sujet.

Jamais il ne composa de chant, et pourtant il a été le thème d'innombrables cantiques pour des milliers de compositeurs illustres ou ignorés.

Jamais il ne fonda de collège, et pourtant ceux qui ont été à son école ne sauraient tenir sur les bancs de toutes les écoles du monde.

Jamais il ne commanda une armée, ni ne recruta un seul soldat, et cependant aucun chef n'a jamais rassemblé autant de volontaires qui aient amené autant de rebelles à déposer les armes.

Les noms de grands hommes sont apparus, puis ont disparu; mais le nom de cet homme est connu depuis des millénaires par des milliards de personnes.


A trente-trois ans il fut trahi par un de ses disciples;

un autre le renia, tous l'abandonnèrent.

Son peuple demanda sa mort, un gouverneur romain l'accorda.

Mais la tombe n'a pu le retenir, le ciel s'est ouvert pour le recevoir, il est établi par Dieu juge des vivants et des morts, son nom est Jésus.


Ce que pensent les hommes de Jésus Christ

 


Témoignage des non chrétiens


Les témoignages sur le Christ laissés par les historiographes antiques non chrétiens sont maigres.

Le texte le plus notable - dont l'authenticité, jadis contestée, est

aujourd'hui pratiquement prouvée - se trouve dans les Antiquités Judaïques de Flavius Josèphe datant de 95 environ.

Il mentionne Jésus, un "homme sage" condamné à la crucifixion par Pilate et reconnu comme le Messie par ses disciples qui proclament sa résurrection.

Les auteurs latins Tacite , Suétone  et Pline le Jeune évoquent le Christ, fondateur de la secte des chrétiens, qui "fut exécuté sous Tibère, par le procurateur Ponce Pilate".

Les historiens actuels ne doutent généralement plus de l'historicité de Jésus ...


 Témoignage des antichrétiens


Il y a aussi des témoignages indirects d'ennemis du christianisme tels que Celse ou Porphyre qui, au 2 eme siècle, ajoutèrent aux récits évangéliques des détails imaginaires, sans jamais pour autant nier l'existence historique de Jésus Christ.

 

 Témoignage des chrétiens


Ils sont très nombreux et fiables par leur ancienneté, par leur cohérence, et par leurs origines géographiques diverses.

Peu de personnes savent que sur le plan de la critique textuelle les faits concernant Jésus Christ sont beaucoup mieux attestés que n'importe quelle information remontant à cette époque.

L'argument qui suppose que le témoignage des chrétiens ne peut pas être pris en compte est fallacieux:

de la même façon on pourrait réfuter tout élément historique:

par exemple nous ne pourrions retenir aucun élément historique concernant la France dans la mesure où l'information procéderait d'un français ....


Au delà des témoignages contenus dans les écrits inspirés du Nouveau Testament il y a en de nombreux, très anciens, venant de personnes qui ont accepté le martyre plutôt que de renier leurs affirmations.

Or, si un homme est capable de mourir pour une cause qu'il pense être vrai, personne n'est capable de mourir pour ce qu'il sait être un mensonge.

 


Témoignage de quelques "grands hommes"



Napoléon Bonaparte: Je connais les hommes et je vous affirme que Jésus n'était pas un homme. Des esprits superficiels ont fait des rapprochements entre Christ et certains fondateurs d'empires ou même avec les dieux des autres pays. Cette ressemblance n'existe pas.

 

Blaise Pascal: Non seulement nous ne connaissons Dieu que par Jésus Christ, mais nous ne nous connaissons nous-mêmes que par Jésus Christ. Nous ne connaissons la vie, la mort que par Jésus Christ.

 

Jean-Jacques Rousseau: Si la vie et la mort de Socrate sont d'un sage, la vie et la mort de Jésus sont d'un Dieu.

 


 Vie et œuvre de Jésus Christ

 


L'incarnation de Jésus Christ (Phi 2:5-11)


C'est l'acte par lequel le Fils de Dieu a revêtu volontairement un corps humain (Jean 1:1 et 14).

Annoncé par de nombreuses prophéties, Jésus est venu "au temps convenable" c'est à dire au moment et au lieu fixés par Dieu lui-même (Ro 5:6; /Da /9:24-26 Mi 5:1).

Il naquit sous l'empereur romain Auguste (Luc 2:1).

Son incarnation suppose sa préexistence (Jean 16:27-30);

elle s'est faite d'une façon miraculeuse par l'intermédiaire de Marie

(Luc 1:35).

Ainsi Jésus devint le seul homme sans péché (1 Pierre 2:22;/2 Co 5:21/; 1 Jean 3:5).

Cette incarnation était nécessaire pour achever la révélation de Dieu à l'homme (Jean 1/18), mais aussi pour accomplir l'œuvre de notre salut (2 Co 5:21).


 

 L'expiation (Luc 23:33-49  )

 


C'est l'acte par lequel on paye, par la peine qu'on subit, un crime ou une faute.


Non seulement les iniquités de l'homme font séparation entre Dieu et lui (Esaïe 59:2)

mais l'homme est incapable de se racheter lui-même.

(Psaume 49:7-8).


L'expiation accomplie par Jésus Christ était donc indispensable pour le salut de l'homme.

On peut la considérer sous différents aspects:

  • La Substitution (Esaïe 53:5): Christ prend notre place devant Dieu.
  • La Réconciliation (2 Cor 5:19-20): Il rétablit notre relation avec Dieu.
  • La Rédemption (Jean 8:36) : Christ nous rachète pour Dieu.

La résurrection de Jésus Christ (Mat 27:57 à 28.20 )


 

Annoncée plusieurs fois par le Seigneur (Mat 12:38-40) elle eut lieu le troisième jour après sa mort et cela malgré de multiples obstacles: le corps de Jésus était enveloppé de bandelettes, le sépulcre fermé par une lourde pierre, la garde romaine était mobilisée et le tombeau scellé.


La résurrection de Christ est un fait capital:

Paul écrira aux Corinthiens:

"Si Christ n'a pas été ressuscité votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés"(1 Co 15:17).


La résurrection a des conséquences glorieuses:

elle montre que Dieu est satisfait par l'œuvre de Christ;

le croyant peut donc être justifié (Ro 4:24-25).

Il est libéré de l'esclavage de Satan et de la crainte de la mort

(2 Ti 1:10; Hé2:15).

 


 L'ascension de Jésus Christ (Actes 1:9-11)

 


Si la mission de Christ sur la terre a commencé par son incarnation, elle se termine par son ascension.

Celui qui, étant Dieu s'est fait homme, remonte auprès du Père en tant qu'homme. (Jean 16:28- 17:5)

Cet événement avait été prédit plusieurs fois ( Ps 110:1 et Ac 2:33-36 ; Jean 14:28; Jean 16:4-7)

Ainsi Jésus Christ occupe une nouvelle place dans le ciel:


Il est Souverain Sacrificateur (Hé 5),

Intercesseur (Ro 8:34 ),

Avocat (1 Jean 2:1-2),

Roi et Seigneur (Apocalypse 19:16),

Il a toute autorité (Ma 28:18

Il est établi juge des vivants et des morts (Actes 17:31).

 


 Le retour de Jésus Christ (1The 4 :13-18)

 


De nombreux passages nous parlent du retour de Jésus Christ (Jean 14; 1 Co 15:51-58; Phi 3:20-21);

dans cette attente les croyants le servent et sont ses témoins

(1 The1:9-10; Actes 1:6-11).

 

 

Jésus-Christ


 

On lui donnera le nom d'Emmanuel :... « Dieu avec nous. » (Matthieu 1.23)

La lumière de « la connaissance de la gloire de Dieu » resplendit sur la face de Christ 


Dès les jours de l'Éternité le Seigneur Jésus-Christ était un avec le Père;

Il était l'image de Dieu, l'image de sa grandeur et de sa majesté,

« le rayonnement de sa gloire » (2 Corinthiens 4.6; Hébreux 1.3).


C'est pour manifester cette gloire qu'il est venu en ce monde.


Sur une terre obscurcie par le péché. il est venu révéler la lumière de l'amour de Dieu; il a été « Dieu avec nous ».


C'est pour cela que la prophétie avait annoncé :

« On lui donnera le nom d'Emmanuel. »


En venant demeurer parmi nous, Jésus allait révéler Dieu à la fois aux hommes et aux anges.

Il était la Parole de Dieu, – la pensée de Dieu devenant perceptible à l'oreille.


Dans la prière qu'il a formulée en faveur de Ses disciples il a dit :

« Je leur ai fait connaître ton nom » « miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en grâce et en fidélité » – « afin que l'amour dont tu m'as aimé soit en eux, et que moi, je sois en eux. » (Exode 34.6; Jean 17.26)

 Cette révélation n'était pas destinée seulement aux enfants de cette terre.


Notre petit monde est le livre de texte de l'univers.


Le merveilleux dessein de grâce de Dieu, le mystère de son amour rédempteur :

voilà le thème sur lequel « les anges voudraient se pencher » (1 Pierre 1.12) et qui sera le sujet de leurs méditations à travers les âges sans fin.

Les rachetés, et avec eux les êtres qui n'ont pas péché, trouveront dans la croix du Christ leur science et leur chant.


On verra que la gloire qui resplendit sur la face du Christ c'est la gloire de l'amour qui se sacrifie.

On verra, à la lumière du Calvaire, que la loi de l'amour qui renonce à soi-même est la loi de la vie pour la terre et pour le ciel; que l'amour qui « ne cherche pas son intérêt » (1 Corinthiens 13.5) a sa source dans le coeur de Dieu; et qu'en celui qui est doux et humble se manifeste le caractère de celui qui habite une lumière dont aucun homme ne peut s'approcher.


Au commencement, Dieu était manifesté dans toutes les oeuvres de la création.

C'est le Christ qui a déployé les cieux et jeté les fondements de la terre.

Sa main a placé les mondes dans l'espace et formé les fleurs des champs.

C'est lui qui « soutient les montagnes par sa force ».

« À lui appartient la mer, – car c'est lui qui l'a créée. » (Psaumes 65.7; 95.5)

C'est lui qui a rempli la terre de beauté et l'air de chant.

Sur tout ce qui se trouve sur la terre, dans les airs, et dans le ciel, il a gravé le message de l'amour du Père.


Bien que le péché ait souillé l'oeuvre parfaite de Dieu, ce message subsiste.


Maintenant encore toutes les choses créées annoncent la gloire des perfections divines.

À part le coeur égoïste de l'homme, il n'est rien qui vive pour soi-même.

Aucun oiseau ne fend les airs, aucune bête ne se meut sur le sol sans servir à entretenir quelque autre vie. La plus simple feuille d'arbre, le plus humble brin d'herbe exerce un ministère.

Chaque arbre, chaque bourgeon, chaque feuille produit un élément vital sans lequel aucun homme, aucune bête pourrait vivre; en retour, chaque homme, chaque bête contribue à entretenir la vie de l'arbre, du bourgeon, de la feuille.

Les fleurs émettent leur parfum et déploient leur beauté pour le bonheur de l'humanité.

Le soleil répand sa clarté pour la joie de milliers de mondes.

L'océan lui-même, source de tous nos cours d'eau et de toutes nos fontaines, ne reçoit l'eau de tous les fleuves que pour la restituer.

Les vapeurs qui s'élèvent de son sein redescendent sur le sol en ondées fécondantes.


Les anges de gloire donnent avec joie leur amour et leur vigilance inlassable en faveur d'êtres déchus et souillés.

Des êtres célestes réconfortent le coeur des hommes; ils apportent à ce monde enténébré la lumière des parvis célestes; par un ministère aimable et patient ils exercent une action sur l'esprit humain pour amener les âmes perdues à une communion avec le Christ plus étroite que celle qu'ils peuvent expérimenter eux-mêmes.


Mais laissons de côté ces manifestations moins importantes pour contempler Dieu en Jésus.


En regardant à Jésus nous comprenons que c'est la gloire de notre Dieu de donner.

« Je ne fais rien de moi-même », affirmait le Christ; « le Père qui est vivant m'a envoyé, et... je vis par le Père. » « Je ne cherche pas ma gloire », mais la gloire de celui qui m'a envoyé (Jean 8.28; 6.57; 8.50; 7.18)

Ces paroles mettent en évidence le grand principe qui est la loi de la vie pour l'univers.

Le Christ a tout reçu de Dieu, et il l'a pris pour le donner.

Il en est ainsi du ministère qu'il exerce dans les parvis célestes en faveur de toutes les créatures : par l'intermédiaire du Fils bien-aimé la vie du Père se répand sur tous; elle retourne par l'intermédiaire du Fils sous forme de louanges et de joyeux service, telle une vague d'amour, vers la grande Source universelle.

Ainsi à travers le Christ le circuit bienfaisant est complet, représentant le caractère du grand Donateur, la loi de la vie.


C'est dans le ciel même que cette loi a été violée.


Le péché a eu son origine dans la recherche de soi-même.

Lucifer, le chérubin protecteur, voulut être le premier dans le ciel.

Il s'efforça de gagner à sa cause des êtres célestes, de les éloigner de leur Créateur et d'assurer leur hommage à sa personne.

Pour cela il présenta Dieu sous un faux jour, l'accusant d'orgueil.

Il prêta à un Créateur aimant , ses propres mauvaises caractéristiques.

Il réussit de cette manière à tromper d'abord les anges, puis les hommes.

Il les amena à douter de la parole de Dieu, à ne plus se fier à sa bonté.


Parce que Dieu est un Dieu de justice, environné d'une majesté redoutable, Satan a fait voir en lui un être sévère, sans pitié.

Il entraîna ainsi les hommes dans sa révolte contre Dieu et dès lors une nuit de malheur descendit sur le monde.

Parce que Dieu a été méconnu, les ténèbres ont envahi la terre.

Pour dissiper ces ombres lugubres, pour ramener le monde à Dieu, il fallait briser le pouvoir trompeur de Satan.


L'emploi de la force ne pouvait produire ce résultat, car cet emploi s'oppose aux principes du gouvernement divin.

Dieu n'accepte qu'un service d'amour; or l'amour ne se commande pas; il ne s'obtient pas par l'usage de la force ou de l'autorité.

L'amour seul éveille l'amour.

Connaître Dieu c'est l'aimer; son caractère se manifeste en opposition avec celui de Satan.


Cette oeuvre ne pouvait être accomplie que par un seul Être, unique dans tout l'univers.

Celui-là seul qui connaissait la hauteur et la profondeur de l'amour de Dieu était capable de le révéler.

Sur la sombre nuit enveloppant le monde devait se lever « le Soleil de justice qui porte la santé dans ses rayons » (Malachie 4.2).


Il ne faut pas voir dans le plan de la rédemption le produit d'une réflexion tardive, consécutive à la chute d'Adam.

Il s'agit de « la révélation du mystère tenu secret dès l'origine des temps » (Romains 16.25).

Cette révélation dévoila les principes qui dès les âges éternels sont à la base du trône de Dieu.

Dieu et le Christ ont prévu dès le commencement l'apostasie de Satan et la chute de l'homme, amenée par le pouvoir trompeur de cet apostat.

Dieu n'est pas l'auteur du péché, mais il en a prévu l'existence et il s'est préparé à faire face à cette terrible éventualité.

Si grand était son amour pour le monde qu'il s'est engagé à donner son Fils unique, « afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle » (Jean 3.16).


Lucifer avait dit : « J'élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu... Je serai semblable au Très-Haut » (Ésaïe 14.13-15).

Mais le Christ, « dont la condition était celle de Dieu... n'a pas estimé comme une proie à arracher d'être égal avec Dieu, mais il s'est dépouillé lui-même, en prenant la condition d'esclave, en devenant semblable aux hommes » (Philippiens 2.6-7).


Il y a eu là un sacrifice volontaire.

Jésus eût pu demeurer au côté du Père. Il pouvait conserver la gloire du ciel et l'hommage des anges.

Il a préféré remettre le sceptre entre les mains du Père et descendre du trône de l'univers pour apporter la lumière à ceux qui en étaient privés, la vie à ceux qui périssaient.


Voici près de deux mille ans qu'une voix mystérieuse émanant du trône de Dieu, a été entendue dans le ciel : « Tu n'as voulu ni sacrifice, ni offrande; mais tu m'as formé un corps... Voici, je viens – dans le rouleau du livre il est écrit à mon sujet – pour faire, ô Dieu, ta volonté. » (Hébreux 10.5-7)


Ces paroles annonçaient l'accomplissement du dessein tenu caché de toute éternité.

Le Christ était sur le point de visiter notre monde et de s'incarner.

« Tu m'as formé un corps », dit-il.


S'il s'était montré revêtu de la gloire qu'il partageait avec le Père avant que le monde fût, nous n'eussions pu supporter la lumière de sa présence.

Pour que nous pussions le contempler sans être détruits, la manifestation de sa gloire a été voilée. Sa divinité a été revêtue du voile de l'humanité, – la gloire invisible sous une forme humaine visible.


Ce grand dessein a été annoncé au moyen de figures et de symboles.

-Le buisson ardent dans lequel le Christ se montra à Moïse faisait connaître Dieu.

Le symbole choisi pour représenter la divinité était un simple buisson n'ayant rien d'attrayant.

L'Infini y était enserré.

Le Dieu tout-compatissant enveloppa sa gloire dans cette humble représentation, pour que Moïse put la regarder et vivre.

-De même, dans la colonne de nuée de jour et dans la colonne de feu de nuit,

Dieu entrait en communication avec Israël, faisant connaître aux hommes sa volonté et répandant sur eux sa grâce.

La gloire de Dieu était adoucie, sa majesté voilée, afin que les faibles yeux d'êtres finis pussent les contempler.

-C'est ainsi que le Christ allait venir, semblable aux hommes, pour transformer « notre corps avili » (Philippiens 3.21).

Il n'avait aucune beauté qui pût le recommander aux yeux des hommes? il était néanmoins Dieu incarné, lumière du ciel et de la terre.

Sa gloire était voilée, sa grandeur et sa majesté étaient cachées pour lui permettre de s'approcher des hommes affligés et tentés.


Dieu commanda à Israël, par l'intermédiaire de Moïse :

« Ils m'élèveront un sanctuaire, et j'habiterai au milieu d'eux. » (Exode 25.8)

Et il habita dans le sanctuaire, au milieu de son peuple.

Le symbole de sa présence les accompagna dans tous leurs voyages harassants dans le désert.

Ainsi le Christ dressa son tabernacle au milieu du campement humain.

Il planta sa tente à côté de celles des hommes, afin de demeurer parmi nous, et de nous familiariser avec son divin caractère et sa vie.

« La Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père. » (Jean 1.14)


Dès lors que Jésus est venu habiter parmi nous, nous savons que Dieu connaît nos épreuves et compatit à nos souffrances.

Tout fils, toute fille d'Adam est à même de comprendre que notre Créateur est l'Ami des pécheurs.

Car en toute doctrine de grâce, en toute promesse de joie, en tout acte d'amour, dans tout ce qui nous attire quand nous méditons sur la vie terrestre du Sauveur, nous voyons

« Dieu avec nous ».


Satan transforme la loi d'amour de Dieu en une loi d'égoïsme.

Il nous fait croire qu'il est impossible d'obéir à ses préceptes.

Il rend le Créateur responsable de la chute de nos premiers parents et de tous les malheurs qui ont suivi;

Dieu devient ainsi l'auteur du péché, de la souffrance, de la mort.


Jésus devait démasquer cette tromperie.


Devenu semblable à nous, il allait donner l'exemple de l'obéissance.

Pour cela il revêtit notre nature et fit nos propres expériences.

« Aussi devait-il devenir, en tout, semblable à ses frères. » (Hébreux 2.17)

S'il nous fallait subir quelque chose que Jésus n'ait pas eu à supporter, Satan pourrait en tirer argument pour nous montrer que la puissance de Dieu est insuffisante en ce qui nous concerne.


C'est pourquoi Jésus « a été tenté comme nous à tous égards » (Hébreux 4.15).

Il a enduré toutes les épreuves qui peuvent nous survenir.

Il n'a pas fait appel pour lui-même à une puissance qui nous serait refusée.

En tant qu'homme il a fait face à la tentation et l'a vaincue par la force que Dieu lui a donnée.


Il dit : « C'est mes délices, ô mon Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir, et ta loi est au dedans de mes entrailles. » (Psaume 40.8,)

 Alors qu'il allait de lieu en lieu en faisant du bien, guérissant tous ceux que Satan affligeait, il donnait à connaître aux hommes le caractère de la loi de Dieu et la nature de son service.

Il atteste par sa vie que nous avons aussi la possibilité d'obéir à la loi de Dieu.


Par son humanité le Christ est venu en contact avec l'humanité; par sa divinité il saisit le trône de Dieu.

En tant que Fils de l'homme il nous a donné un exemple d'obéissance; en tant que Fils de Dieu il nous confère le pouvoir d'obéir.


C'est le Christ qui du milieu du buisson ardent du Mont Horeb disait :

« Je suis celui qui dit : Je suis... Tu parleras ainsi aux enfants d'Israël : Celui qui est, l'Éternel, m'envoie vers vous. » (Exode 3.14)

Tel était le gage de la délivrance d'Israël.


Ainsi, quand Il vint en se rendant « semblable aux hommes, il s'est déclaré Celui qui est. L'enfant de Bethléhem, le doux et humble Sauveur, était Dieu « manifesté en chair » (1 Timothée 3.16).

Et Il nous dit : « Je suis le bon berger. » « Je suis le pain vivant. » « Je suis le chemin, la vérité et la vie. »

« Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre. » 

Je suis le garant de toutes les promesses. Je suis, ne craignez rien.

« Dieu avec nous » : ainsi notre délivrance du péché est rendue certaine, le pouvoir d'obéir à la loi du ciel nous est assuré.


En s'abaissant jusqu'à revêtir notre humanité, le Christ a manifesté un caractère opposé à celui de Satan.

Mais il est descendu encore plus bas sur le sentier de l'humiliation.

« Après S'être trouvé dans la situation d'un homme, il s'est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu'à la mort, la mort de la croix. » (Philippiens 2.8)


Tel le souverain sacrificateur qui déposait son riche vêtement pontifical pour officier dans l'habit de lin du simple sacrificateur, le Christ a pris la forme de serviteur et a offert son sacrifice, à la fois sacrificateur et victime.

« Il a été meurtri à cause de nos péchés, brisé à cause de nos iniquités.

Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui. » (Ésaïe 53.4)


Le Christ a été traité selon nos mérites afin que nous puissions être traités selon ses mérites.

Il a été condamné pour nos péchés, auxquels il n'avait pas participé, afin que nous puissions être justifiés par sa justice, à laquelle nous n'avions pas participé.

Il a souffert la mort qui était la nôtre, afin que nous puissions recevoir la vie qui est la sienne.

« C'est par ses meurtrissures que nous avons la guérison. » (Ésaïe 53.5)


Par sa vie et par sa mort, le Christ a fait plus que de simplement réparer les ruines causées par le péché.

Satan voulait séparer à jamais l'homme de Dieu; or en Christ nous devenons unis à Dieu plus étroitement que si nous n'avions jamais péché.

En assumant notre nature le Sauveur s'est rattaché à l'humanité par un lien qui ne sera jamais brisé, qui subsistera d'âge en âge.

« Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique. » (Jean 3.16)


Ce n'est pas seulement pour porter nos péchés, pour mourir en sacrifice pour nous, qu'il a été donné; Dieu l'a donné pour toujours à l'humanité déchue.

Pour assurer son conseil de paix immuable, Dieu a donné son Fils unique comme partie intégrante de la famille humaine, pour toujours participant de notre nature.

Ainsi se trouve garanti l'accomplissement de la parole divine.

« Un enfant nous est né, un fils nous a été donné; l'empire a été posé sur son épaule. »

En la personne de son Fils, Dieu a adopté la nature humaine et l'a transportée au plus haut des cieux.

C'est le « Fils de l'homme » qui partage le trône de l'univers.

C'est ce « Fils de l'homme » à qui on donne pour nom : « le Conseiller admirable, le Dieu fort, le Père d'éternité, le Prince de la paix » (Ésaïe 9.5-6).

Le "Je suis" est l'arbitre placé entre Dieu et l'humanité, posant sa main sur l'un et sur l'autre.

Bien que « saint, innocent, sans souillure, séparé des pécheurs », il n'a pas honte de nous appeler ses frères (Hébreux 7.26; 2.12).


En Christ la famille de la terre et celle des cieux sont reliées l'une à l'autre.

Le Christ glorifié est notre frère.

Le ciel est enchâssé dans l'humanité, l'humanité est enlacée au sein de l'Amour infini. Dieu dit, au sujet de son peuple :

« Ils seront tous comme les pierres d'un diadème, brillant dans la terre sainte. De quelle beauté, de quel éclat on les verra resplendir! » (Zacharie 9.16-17)


La hauteur à laquelle seront élevés les rachetés sera un témoignage éternel rendu à la miséricorde de Dieu.

« Dans les siècles à venir » il montrera la richesse surabondante de sa grâce par sa bonté envers nous en Christ-Jésus...

Désormais les principautés et les pouvoirs dans les lieux célestes connaissent par ses rachetés la sagesse de Dieu dans sa grande diversité, selon le dessein éternel qu'Il a réalisé par le Christ-Jésus notre Seigneur. »

(Éphésiens 2.7; 3.10-11)


Le gouvernement de Dieu se trouve justifié grâce à l'oeuvre rédemptrice du Christ.

Le Dieu tout-puissant est révélé en tant que Dieu d'amour.

Les accusations de Satan sont réfutées, son vrai caractère démasqué.

Toute nouvelle révolte devient impossible.

Le péché ne pourra plus jamais entrer à nouveau dans l'univers.

Tous seront préservés d'apostasie à travers l'éternité.

Les habitants de la terre et du ciel sont désormais unis à leur Créateur par des liens indissolubles.

L'oeuvre de la rédemption sera complète.

Où le péché avait abondé, la grâce de Dieu va surabonder.


La terre elle-même, que Satan réclame comme étant son fief, sera non seulement rachetée mais exaltée.

Notre monde si petit, tache noire dans la glorieuse création, sous la malédiction du péché, sera honoré par-dessus tous les autres mondes de l'univers de Dieu.


Ici-bas, où le Fils de Dieu a dressé sa tente au sein de l'humanité, où le Roi de gloire a vécu, a souffert, a subi la mort,

– ici-bas, quand Dieu fera toutes choses nouvelles, le tabernacle de Dieu sera parmi les hommes. « Il habitera avec eux, ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. » (Apocalypse 21.3)

Marchant à la lumière du Seigneur, pendant l'éternité, les rachetés lui rendront grâce pour Son don ineffable :

 

 

                                            Emmanuel, « Dieu avec nous ».
Extrait du livre " Jésus Chrsit" d 'Ellen G White


                                                                                                                                            

                                                                                                                                                                                                                                             9 septembre 1998

 

Objet: Appel contre exclusion pour cause d'apostasie.


Hommes, frères

Je ne peux tout simplement plus croire que Jérusalem fut détruite en 607 avant notre ère comme l'enseigne la Société Watch Tower.
Je crois plutôt que cela se produisit en 587 avant notre ère comme cela ressort des preuves irréfutables basées sur ce que la science connaît réellement  et que l'on trouve dans tous les livres d'histoire, dans toutes les encyclopédies et dans tous les ouvrages de référence.
Ce qui fut toutefois décisif pour moi, c'est que la Parole de Dieu elle-même enseigne dans Zacharie 7:15 que dans la quatrième année de Darius (518-517 avant notre ère), Jéhovah lui-même avait calculé que depuis 70 ans, les juifs jeûnaient chaque année depuis la destruction de Jérusalem.
 Puisque 517+70=587, il ne fait aucun doute que la Bible indique 587 avant notre ère comme date de la destruction de Jérusalem.
Pour moi, la question n'est donc pas:
 

Si les déclarations de la Bible et de la science ne correspondent pas, qui croiras-tu?
 Mais la question est plutôt: Si les déclarations de la Bible et de ce que la science connaît réellement ne correspondent pas à ce que dit l'Association des Témoins de Jéhovah, qui croiras-tu?

Étant donné que je me suis décidé pour 587 avant notre ère comme date de la destruction de Jérusalem parce que la Bible et la science enseignent cela, on veut maintenant m'exclure de la communauté [des Témoins de Jéhovah] parce que je suis en désaccord avec l'enseignement de la Société WatchTower.
 Cela ne vous rappelle-t-il pas Galileo Galilée et un certain tribunal ecclésiastique ?

Encore plus étonnante que l'accusation d'apostasie est la raison biblique invoquée par le comité judiciaire pour son jugement d'exclusion (ou d’excommunication).
Je fais donc appel contre une telle sentence et je justifie celui-ci en attirant votre attention sur la fausse interprétation des faits et des textes bibliques appliqués.

1) 2 Jean 9-11:
Tout homme qui va de l'avant et ne demeure pas dans l'enseignement du Christ n'a pas Dieu.
Celui qui demeure dans cet enseignement, c'est lui qui a et le Père et le Fils.
Si quelqu'un vient vers vous et n'apporte pas cet enseignement, ne le recevez jamais chez vous et ne lui adressez pas non plus de salutation.
Car celui qui lui adresse une salutation participe à ses œuvres mauvaises.
On m'accuse de ne pas „demeurer dans l'enseignement du Christ» sans me dire en quoi  ni comment je serais allé „de l'avant" N'est-ce pas plutôt la Société Watch Tower qui est allée trop loin en calculant   sur la base de la fausse date 607 avant notre ère - l'année 1914 et en prétendant que cette génération ne passerait pas avant que ne vienne la fin du monde ?
 Jésus n'a-t-il pas averti ses disciples dans Luc 21:8 en disant:
„Prenez garde de ne pas vous laisser égarer ; car beaucoup viendront à cause de mon nom, en disant:... 'Le temps s'est approché. ' N'allez pas à leur suite.»
Vous savez très bien que le deuxième volume des Études des Écritures écrit par Russell était intitulé The Time is at Hand (Le temps s'est approché) et que c'est précisément dans ce livre que l'on trouve de nombreuses fausses prophéties parmi lesquelles rien que sept sur 1914 qui ne se réalisèrent pas.
 Voici, à titre de rappel, un résumé des prédictions de la Société Watch Tower:
Le commencement des derniers jours était 1799, 1874, 1910, 1914.
La fin des derniers jours était 1914, 1925, 1975.
 Le temps pour la parousie ou présence du Christ était 1874, 1914, 1925.
La Tour de Garde affirma que Jésus revint en 1874 et qu'il se mit à régner en 1878.  
La résurrection des oints eut lieu en 1878, 1918.
Armageddon devait commencer en 1874, 1914, 1920, 1925,  vers 1975.
Le temps de la résurrection d'Abraham, David etc. pour une vie sur terre:1925.
La fin de 6000 ans d'histoire humaine: 1872 (plus tard changé en 1975).
N'était-ce donc pas plutôt la Société Watch Tower qui toujours à nouveau - es
t allée de l'avant et ne demeura pas dans l'enseignement du Christ qui avait pourtant dit:
 Quant à ce jour là et à cette
heure là, personne ne les connaît, ni les anges des cieux ni le Fils, mais seulement le Père»  (Matthieu 24:36).
Suis-je maintenant un apostat parce que je ne crois plus aux choses que vous dites sur 1914 et parce que je veux rester dans l'enseignement du Christ ?

2) 2 Timothée 2:18:
Ces [hommes]là se sont écartés de la vérité, disant que la résurrection a déjà eu lieu ;
et ils bouleversent la foi de quelques-uns.

Le comité judiciaire cita ce verset pour m'indiquer une autre preuve biblique que j'ai apostasié en m'étant écarté de la vérité.
Veuillez remarquer que ce texte parle d'hommes  disant que la résurrection a déjà eu lieu et qui, à cause de cela, bouleversent la foi de quelques-uns.
N'est-ce pas la Société Watch Tower qui enseigna que la résurrection des oints avait déjà eu lieu en 1878 ?
 Et n'a-t-elle pas bouleversé la foi de beaucoup lorsqu'elle changea cette
date, disant que la résurrection eut lieu en 1918 ?
Elle avait pourtant affirmé:  

la résurrection a déjà eu lieu en 1878, ce qui s'avéra absolument faux !
À qui faut-il appliquer alors ce verset de 2 Timoth
ée, à moi ou aux dirigeants des Témoins de Jéhovah

Parlant de ceux qui font de telles affirmations sur la résurrection, ces dirigeants écrivent eux-mêmes dans La Tour de Garde du 1.4.1986 page 31: «Cependant, du fait de ce qu'ils enseignaient quant à l'époque de la résurrection, point fondamental, Paul les a assimilés à juste titre à des apostats, des hommes avec lesquels les chrétiens fidèles ne s'associeraient pas.»

3) 1 Corinthiens 1:10:
Or je vous exhorte, frères, par le nom de notre Seigneur Jésus Christ, à avoir tous un même langage, et qu'il n'y ait pas de divisions parmi vous, mais que vous soyez bien unis dans la même pensée et dans la même opinion.

Par ce texte, le comité judiciaire voulait me montrer que je cause des divisions si je ne dis pas la même chose que la Société Watch Tower.
L'unité serait en danger ! Permettez moi en toute modestie de vous rappeler que d'après la Bible ce n'est pas le point de vue et l'enseignement de la Société Watch Tower qui est le lien de l'unité, mais plutôt  «l'amour, car c'est un lien d'un
ion parfait» (Colossiens 3:14).

 Déjà Russell, le premier président de la Société Watch Tower, avait reconnu:

«Cependant, c'est une faute commise en général que d'essayer ... de contraindre tous les membres à conclure exactement de la même façon sur la signification de la Parole de l'Éternel... et il ne devrait pas insister pour que tous soient contraints à voir chaque détail comme lui le voit, ni même comme la majorité le voit.»
Unité sur les choses essentielles ; charité, sur celles qui ne le sont pas ", telle est la règle qu'il convient de suivre. " (Études des Écritures, Volume 6 " La Nouvelle Création ", Éd. MMIL 1971, pages 353355)

L'apôtre Paul, tout comme d'autres rédacteurs bibliques, reconnut que les chrétiens pouvaient très bien avoir une opinion différente sur certaines questions.
Les raisons pouvaient être divers degrés de maturité ou de connaissance ainsi que d'autres facteurs. Il écrivit: Tel a la foi pour manger de tout, mais l'[homme] qui est faible mange des légumes.
Que celui qui mange ne méprise pas celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge pas celui qui mange, car Dieu a fait bon accueil à celui-là.
Qui es-tu pour juger le domestique d'un autre ?
 C'est pour son propre maître qu'il tient debout ou qu'il tombe.
Oui, il sera maintenu debout, car Jéhovah peut le faire tenir debout.
Tel juge un jour supérieur à un autre ; tel autre juge qu'un jour est pareil à tous les autres ; que chacun soit pleinement convaincu dans sa propre pensée.  
Celui qui observe le jour l'observe pour Jéhovah.
De plus, celui qui mange, mange pour Jéhovah, car il rend grâces à Dieu ; et celui qui ne mange pas ne mange pas pour Jéhovah, et pourtant il rend grâces à Dieu.(Romains 14:26)

Paul ne voit ici aucune raison d'exclure un chrétien parce qu’il a un autre point de vue !

Lorsque ses prophéties s'avéraient fausses, la Société a toujours dit que de telles dates étaient sans importance.

D'un côté, si la Société s'est trompée, c'est une bagatelle; par contre, si un Témoin de Jéhovah ne croit plus à une date erronée comme 607 avant notre ère, cela devient si grave qu'il faut l'exclure !
 Frère F.W. Franz, notre président décédé, n'a-t-il pas dit  publiquement lors d'une assemblée au sujet de la chronologie qu'on pouvait l'accepter ou la rejeter ?
( ...the chronology. You can accept it or reject it voir The Watchtower 15.10.1966 page 631) .
 
a-t-on exclu frère Franz parcequ'il avait invité les frères publiquement et devant beaucoup de témoins à rejeter la chronologie s'ils le voulaient?
On ne l'a pas fait !
Pourquoi devrait-on le faire avec moi à présent ?
 N'y a-t-il pas une même loi pour le petit comme pour le grand ?
La loi de Dieu ne dit-elle pas:
«Vous ne devez pas commettre d'injustice dans le jugement.
Tu ne dois pas te montrer partial envers le petit, et tu ne dois pas avoir de préférence pour la personne du grand.
Avec justice tu jugeras ton compagnon» ? (Lévitique 19:15)

4) La Tour de Garde du 1.4.1986 pages 30-31:
Voilà où les anciens du comité judiciaire ont trouvé la base pour m'exclure, pas dans la Bible.
 Dans cet article, la question est soulevée: «Pourquoi les Témoins de Jéhovah ont-ils exclu (excommunié) pour apostasie des personnes qui pourtant affirment croire en Dieu, à la Bible et en Jésus Christ?»
Voici la réponse: Pour être accepté comme un compagnon agréé des Témoins de Jéhovah, il faut:
[1] adhérer à l'ensemble des vérités bibliques,

[2] y compris aux croyances basées sur les Écritures qui sont spécifiques des Témoins.
En voici   quelques unes:
 ...En 1914, les temps des Gentils ou des nations ont pris fin, le Royaume de Dieu a été établi dans les cieux et la présence annoncée du Christ a commencé ...

 Donc [1] La Parole de Dieu,  et en plus

[2] les enseignements des hommes, voilà ce que Jésus condamna sévèrement dans Marc 7:9 et 13 en disant:
«Vous mettez habilement de côté le commandement de Dieu pour garder votre tradition.
[Par exemple, Jésus a dit:
«Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison vient.»
Mais vous, vous dites: ,1874, 1878, 1914, 1925, 1975]  et de cette façon vous annulez la Parole de Dieu par votre tradition que vous avez transmise.
 Et vous faites beaucoup de choses semblables.»

Il n'y a donc aucune raison biblique de m'exclure.
L'enseignement venant des hommes selon lequel le temps de la fin aurait commencé en 1914 et que cette génération verrait encore la fin du monde a déshonoré Dieu et Jésus Christ en poussant de nombreuses personnes à se moquer d'eux.
C'est cette tradition humaine, héritée de Russell qui lui-même l'a adoptée de l'adventiste Barbour -  [et que je ne peux pas accepter], qui est la véritable raison de mon exclusion !

Mon appel contre le jugement du comité judiciaire est suffisamment justifié par ce qui  précède.
Je ne vois pas la nécessité de commenter ici tout le déroulement de la procédure lors de l'audition du 29.8.1998 devant le comité.
 Samedi  le 5 septembre, deux anciens du comité judiciaire sont venus me visiter pour me demander si je me suis repenti d'avoir dit que la Société Watch Tower induit les gens en erreur avec la date de 607 avant notre ère et les affirmations relatives à 1914.
 Hommes, frères!
Comment pourrais-je me repentir puisque la Bible dit elle-même sur toutes les fausses prophéties de l'Association des Témoins de Jéhovah  

dans Deutéronome 18:21, 22:
Comment reconnaîtrons-nous la parole que Jéhovah n'a pas dite ?
" Quand le prophète parlera au nom de Jéhovah et que la parole n'arrivera pas ou ne se réalisera pas, c'est là la parole que Jéhovah n'a pas dite.
Le prophète l'a dite par présomption.
Tu ne devras pas avoir peur de lui.


On me demande de suivre la Société  où qu'elle aille.
 Suis-je un apostat parceque je préfère plutôt suivre l'Agneau où qu'il aille (Révélation 14:4) ?
 L'un des anciens, qui était prêt à témoigner contre moi, m'a dit dans une conversation privée qu'il suit la Société et que si ELLE se trompe, c'est ELLE  qui devra rendre des comptes.
J'ai alors attiré son attention sur le fait qu'aux procès de Nuremberg, c'était exactement l'argumentation de la défense des exécuteurs d'ordres.
  Après un long moment de silence, il m'a dit:
‚Oui, tu as raison, chacun de nous devra rendre des comptes pour lui-même.'
  Dans ce cas, chacun doit également vérifier lui-même et c'est exactement ce que j'ai fait et je doute maintenant de la véracité de l'enseignement sur 1914 sur la base de 607 avant notre ère (1 Thess. 5:21)! Ne serait-il pas alors indiqué pour les anciens du comité de suivre le conseil biblique:
«De plus, continuez à faire miséricorde à certains qui ont des doutes ;
sauvez[les] en [les] arrachant du feu» (Jude 2223) au lieu d'être strictement dogmatique?
Je n'ai pas de doutes sur la Bible mais sur les enseignements humains!
L'un des anciens du comité judiciaire m'a dit [en présence des deux autres]:
«Tu sais, nous avons aussi des doutes.»

Comment est-il possible que des juges qui ont eux-mêmes des doutes excommunient quelqu'un qui a des doutes?

Au fond, ce qu'on demande de moi, c'est de faire l'hypocrite.
Si je me tais, il ne m'arrivera rien.
 Comme les Apôtres devant le sanhédrin, j'ai dit aux anciens du comité judiciaire:  

S'il est juste aux yeux de Dieu de vous écouter plutôt que Dieu, à vous d'en juger. Mais pour nous, nous ne pouvons cesser de parler des choses que nous avons vues et entendues...
Nous devons obéir à Dieu, en sa qualité de chef, plutôt qu'aux hommes. Actes 4:1920; 5:29.


La Tour de Garde du 1.5.1974 pages 259-261 décrit très bien dans quelle situation je me trouve:

«Qu'en résulte-t-il quand un mensonge n'est pas dénoncé ?
Le silence ne le fait-il pas passer plus facilement pour une vérité ?
 N'a-t-il alors pas plus d'influence sur beaucoup, ce qui peut leur être très néfaste ? ...
Cela ne revient-il pas à recouvrir une plaie infectée sans chercher à la guérir ni à empêcher l'infection de se propager ?


Quand des personnes sont menacées d'un grave danger pour une raison qu'elles ne soupçonnent même pas ou parcequ'elles sont trompées par des gens qu'elles croient être des amis, est-ce mal de les en avertir ? Peut-être préféreront-elles ne pas croire celui qui les avertit.
Il se peut même qu'elles lui en veuillent.
 Mais cela le dégage-t-il de la responsabilité morale de les avertir ?


Jésus savait à quel point le peuple avait confiance dans les chefs religieux.
Est-il resté muet pour autant et n'a-t-il pas averti les hommes ?
 Non, mais ... il démasqua ces chefs religieux , révélant qu'ils trahissaient Dieu et les hommes, et qu'ils aimaient la popularité et la gloire...
Ces hommes complotaient  le meurtre de Jésus, mais sa fidélité à Dieu le poussait à faire connaître la vérité pour le bien de tous ceux qui aimaient la justice.
Ses apôtres imitèrent sa conduite fidèle en ne se laissant pas réduire au silence ...
De nos jours, la situation n'est-elle pas semblable ?

Croyez-vous que les mensonges ne doivent pas être dénoncés ?
Que faut-il penser de ceux qui sont prononcés sur Dieu et à propos de ses desseins déclarés ? ...
Vous êtes peut-être d'avis que l'injustice doit-être dénoncée.
Mais que ferez-vous si elle est commise par des gens très croyants ou qui fréquentent la même église que vous ?
Votre fidélité à Dieu vous poussera-t-elle à parler franchement pour défendre ce qui est juste» ?

Tout comme Jésus et les apôtres n'ont pu se taire, je ne peux pas me taire non plus!
Eh bien alors, suis-je devenu votre ennemi parceque je vous dis la vérité ? (Galates 4:16)

L'affaire est maintenant entre vos mains.
Je sais que les anciens du comité judiciaire ne feront rien sans vos instructions.
Quoique vous décidiez, souvenez-vous que Jésus a prédit de telles situations:
 On vous exclura  ... Bien plus, l'heure vient où celui qui vous fera périr [par exemple en ruinant la réputation d'un croyant en le traitant d'apostat] croira présenter un sacrifice à Dieu (Jean 16:2 TOB).
En ce qui me concerne, je place mon entière confiance dans le Père, sachant que les paroles suivantes de son Fils se réaliseront:
 «Ne les craignez donc pas ; car il n'y a rien de voilé qui ne vienne à être dévoilé, et rien de secret qui ne vienne à être connu» (Matthieu 10:26).

Que la bonté imméritée et la sagesse de notre Seigneur Jésus Christ soient avec l'esprit que vous manifesterez.

Signé:     K. H. Geis

Copie au comité judiciaire.

 

 

        Je n'ai jamais reçu de réponse à ma lettre adressée à la Wachtturm-Gesellschaft alors que pendant 43 années, j'avais donné le meilleur de moi-même en soutenant loyalement une organisation que je croyais être la seule vrai religion.
 Un comité judiciaire d'appel fut formé et le 21 septembre 1998 je faisais face à six juges (à l'exclusion du public ou d'un avocat comme c'est toujours le cas chez les TJ).
Les points soulevés dans ma lettre d'appel furent ignorés et après plusieurs tentatives de prouver les faits mentionnés dans ma lettre avec les publications de la Société Watch Tower et n'ayant pas obtenu la parole pour me défendre, j'ai calmement rangé les Tour de Garde et ma Bible et - puisque maintenant tous mes juges se taisaient - j'ai leur ai dit en relevant la tête et en les regardant  à la ronde:
«Lorsque Jésus était devant le sanhédrin, il était prisonnier.
En ce qui me concerne, je ne vois pas pourquoi rester parmi vous puisque je ne peux même pas présenter ma défense. À la différence de Jésus, je ne suis pas arrêté ni lié, je vais donc vous quitter mais je ne quitte pas la communauté des frères et sœurs que j'aime toujours»
 Le verdict initial d'exclusion fut confirmé par ces juges.
Je l'ai appris le 24 octobre par un autre TJ qui était étonné que je l'ignorais.

À présent, en mars 1999, je suis heureux de suivre - non plus une dizaine d'hommes - mais le Bon Berger Jésus Christ.
 Chaque année, des dizaines de milliers de TJ quittent l'organisation.
Je sais maintenant où vont bon nombre d'entre eux depuis que je suis en contact avec certains
- ils sont maintenant devenus, eux aussi, des disciples et des Témoins de Jésus qui les mène au Père.
 J'ai fait la connaissance de bon nombre de chrétiens dont la foi et l'authenticité ne peuvent être mis en doute alors que ces gens sont classés comme des antichrists égarés par la «grande prostituée Babylone la Grande» et dignes de la destruction à Harmaguédon.  
Certains de ces chrétiens sont devenus pour moi de vrais amis et je suis heureux d'être considéré comme tel par eux.
 J'éprouve toujours un profond amour fraternel pour mes anciens compagnons chez les TJ malgré que beaucoup d'entre eux, égarés et aveuglés, me lapideraient comme «apostat» s'ils le pouvaient.
 Le jour où ils se rendront compte à leur tour qu'ils croient à beaucoup de fables, puissent-ils trouver le Bon Berger qui les consolera et les mènera vers le Père où ils jouiront enfin, comme tant d'autres, d'une éternité sans que qui que ce soit ne puisse jamais plus les égarer et les exploiter.
Ils auront tous pris à cœur les paroles de Jésus dans Jean 8:31-32:
«Si vous demeurez dans ma Parole, vous êtes vraiment mes disciples,  et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous libérera.»

Quant à moi, mes décennies passées chez les TJ n'étaient pas du temps perdu.
J'ai fait une expérience unique qui me permet à présent d'aider les victimes des sectes et qui me servira de leçon pour l'éternité:

Le pire ennemi de la vérité n'est pas le mensonge évident mais plutôt celui qui ressemble le plus à la vérité




 

Allah est le mot arabe pour désigner « Dieu ». L’étymologie que rapporte Dalil Boubakeur est la contraction de Al-Ilh, (« le Dieu ») en Arabe.


Le mot Allah est utilisé par les musulmans du monde entier, ainsi que par les arabophones chrétiens, juifs ou autres.

La plupart des musulmans francophones préfèrent utiliser cette appellation plutôt que le mot « Dieu » , car celui-ci peut prendre une forme féminine (déesse) ou un pluriel (dieux), alors qu’Allah est unique, ni masculin ni féminin .

D’un point de vue musulman, Allah est considéré comme le nom le plus précieux, nom qui n’est pas descriptif comme les quatre-vingt-dix-neuf attributs qui lui sont traditionnellement attribués, mais évoque la présence même du Dieu unique.


Pour comprendre qui est Allah, faisons un retour historique sur les débuts de l’utilisation de ce nom…


Le symbole du père des dieux au Moyen-Orient, c’est-à-dire Baal, -l’équivalent de Zeus pour les Grecs et Jupiter pour les Romains-  est, d’après l’archéologie et la Bible, un taureau avec des cornes en croissant de lune.

Le dieu principal de Babylone dans l’Antiquité est le dieu de la lune lui aussi représenté par un taureau avec des cornes en croissant de lune, et plus simplement parfois par un croissant de lune.

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Image ci-dessus : Relief du dieu-lune Sîn, 8ème siècle av. J.-C., Harran, calcaire. Musée d’Alep (Syrie) : Le dieu Sîn disposait à Harran d’un important sanctuaire symbolisé par des hampes surmontées d’un croissant lunaire.

 


Au Moyen-Orient, le dieu de la lune est Ilah 

Il ne s’agit pas du nom propre d’un dieu spécifique mais d’une appellation générique pour « le dieu ».

Chaque tribu arabe locale se rapportait à son propre dieu tribal local en le nommant Al-Ilah qui est devenu plus tard Allah 

De plus Al-Lât, féminin de Allah est une divinité adorée à la Mecque bien avant la venue de Mahomet 

Nous apprenons ainsi que Ilah (ou Allah) est adoré sur une longue période pré-islamique, parfois sous d’autres appellations de Allah que nous connaissons aujourd’hui, et donc que Allah ne trouve pas son origine dans la Bible, comme essaient de le faire croire les musulmans, mais du paganisme païen .

D’ailleurs, des érudits arabes le reconnaissent puisque Al-Kindi a précisé que l’Islam et son dieu Allah ne sont pas venus de la Bible mais du paganisme des Sabéens

 

Dans le hadith ] de Sahîh de Bukhari , il est rapporté, au moment où Mahomet reconquit la Mecque en 630, qu’il y avait 360 statuettes représentant autant de divinités.

Parmi ces divinités, il y avait Baal, le seigneur et maître de tous les autres dieux .


Nous savons par ailleurs que les arabes païens de la Mecque adoraient le Al-Ilah, dieu de la lune qu’ils appelaient Hubal.

 

Ce dieu est présenté par ces habitants de la Mecque comme le seigneur le plus élevé des 360 dieux de kabba , tout comme Allah.

En fait, Hubal est le dieu auquel les arabes païens adressaient leur prières pour Allah.

En d’autres termes, Allah était Hubal  dieu de la lune.


Il est clair que Allah était un dieu païen vénéré à la Kabba avant la venue de Mahomet .


Nous venons de démontrer qui est Allah , le dieu que Mahomet a choisi d’adorer: c’est le dieu de la lune appelé Baal dans la Bible et dans les textes des civilisations sumériennes, raison pour laquelle le croissant de lune  est le symbole universel de l’Islam : il se rencontre sur tous les drapeaux, toutes les mosquées…


Dans la Bible, Baal n’a aucune identité précise mais rassemble toutes les divinités qui peuvent détourner le peuple de Yahvé  (Dieu dans la Bible) du droit chemin.

Nous trouvons à plusieurs reprises dans la Bible:

"Le peuple de l'Eternel se détourna et adora les baals et les Astartés" (Juges 3)

 

    

 

L’importance de la Mort de Christ.

 



 

 La mort de Jésus-Christ est directement mentionnée plus de cent-soixante-quinze fois dans le Nouveau-Testament.

A côté de cela, l’Ancien-Testament contient de très nombreuses références, prophétiques et figuratives, à la mort du Christ.


 

Jésus-Christ a voulu participer à la chair et au sang, afin de pouvoir mourir. L’incarnation avait pour but, la mort. La mort de Jésus-Christ n’a pas été un simple incident dans sa vie humaine. C’était le but suprême de cette vie. Il est devenu homme, afin de pouvoir mourir en tant qu’homme et pour l’homme.

Heb 2:14. - «Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantit celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le Diable.»



Jésus-Christ est venu dans le monde pour mourir en rançon.

Mt 20:28. - «C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs.»



La mort de Christ était le sujet dont s’entretenaient Moïse, Elie et Lui-même, lorsqu’ils apparurent dans la gloire.

 Lu 9:30,31. - «Et voici, deux hommes s’entretenaient avec lui: C’étaient Moïse et Elie, qui, apparaissant dans la gloire, parlaient de son départ qu’Il allait accomplir à Jérusalem.»



La mort de Christ, annoncée par les prophètes de l’Ancien-Testament, avait été l’objet de leurs profondes recherches et de leur inlassable intérêt.

1Pi 1:11. - «Voulant sonder l’époque et les circonstances marquées par l’Esprit de Christ qui était en eux, et qui attestait d’avance les souffrances de Christ et la gloire dont elles seraient suivies.»



La mort de Jésus-Christ a été le sujet des profondes recherches et de l’inlassable intérêt des anges.

   1Pi 1:12. - «Il leur fut révélé que ce n’était pas pour eux-mêmes, mais pour vous, qu’ils étaient les dispensateurs de ces choses, que vous ont annoncées maintenant ceux qui vous ont prêche l’Evangile par le Saint-Esprit envoyé du ciel, et dans lesquelles les anges désirent plonger leurs regards.»



La mort de Jésus-Christ est le thème central des cantiques célestes.

Ap 5:8-12. - «Quand il eut pris le livre. les quatre êtres vivants et les vingt-quatre vieillards se prosternèrent devant l’agneau. tenant chacun une harpe et des coupes d’or remplies de parfums, qui sont les prières des saints, et ils chantaient un cantique nouveau, en disant: Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux; car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu, par ton sang, des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation; tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre. Je regardai, et j’entendis la voix de beaucoup d’anges autour du trône et des êtres vivants et des vieillards, et leur nombre était des myriades de myriades et des milliers de milliers. Ils disaient d’une voix forte: L’agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire, et la louange.»



La mort de Jésus-Christ est une des deux vérités fondamentales de l’Evangile.

1Co 15:1,3,4. - «Je vous rappelle, frères, l’Evangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous avez persévéré...Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Ecritures; qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour selon les Ecritures.»

L’importance de la mort de Jésus-Christ apparaît plus grande encore, à mesure que nous considérons le but et les conséquences de cette mort. 

 


 


 

Le but de la mort de Christ ou:

Pourquoi Jésus-Christ est-il mort?

 


 



Dieu est saint et doit haïr le péché.

Sa sainteté et sa haine du péché doivent se manifester.

Sa colère contre le péché doit frapper quelqu’un: ou le pécheur lui-même ou un substitut légal.


Esa 53:6. - «Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie; et l’Éternel a fait retomber sur Lui l’iniquité de nous tous.» (L’expression hébraïque littérale est «l’a frappé»)

Et Esa 53:8. - «Il a été enlevé par l’oppression et par le jugement des hommes; et parmi ses contemporains, qui a compris qu’Il était retranché de la terre des vivants, frappé à cause des péchés de mon peuple?» (Version Synodale).

Le coup mérité par d’autres est tombé sur Lui et en conséquence,

«Il a été retranché de la terre des vivants.»

La cause première de la mort de Christ est dans la sainteté de Dieu.


 

Jésus-Christ est la propitiation pour nos péchés. Dieu l’a destiné à être une victime expiatoire par son sang, c’est-à-dire que par l’effusion de son sang (ou par sa mort), Il a apaisé la colère de Dieu envers nous, pécheurs.

Heb 9:22. - «Et presque tout, d’après la loi, est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n’y a pas de pardon.»

Et Heb 9:28. - «De même, Christ, qui s’est offert une seule fois pour porter les péchés de plusieurs, apparaîtra sans péché une seconde fois à ceux qui l’attendent pour leur salut.» {Comp. #Esa 53:12}

  1Jn 4:10. - «Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés.»

  Ro 3:25. - «C’est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être pour ceux qui croiraient, victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience.

 


 Jésus-Christ est mort pour nous racheter de la malédiction de la loi, en portant Lui-même cette malédiction.

Ga 3:10,13. - «Car tous ceux qui s’attachent aux oeuvres de la loi sont sous la malédiction; car il est écrit: Maudit est quiconque n’observe pas tout ce qui est écrit dans le livre de la loi, et ne le met pas en pratique...Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi étant devenu malédiction pour nous. - car il est écrit: Maudit est quiconque est pendu au bois.»

 


Jésus-Christ est devenu, par sa mort, notre sacrifice pascal, c’est-à-dire que son sang  versé nous sert de terrain sur lequel Dieu peut nous épargner.

1Co 5:7- «Car Christ, notre Pâque, a été immolé pour nous.»

 Ex 12:13,23. - «Le sang vous servira de signe sur les maisons où vous serez; je verrai le sang, et je passerai par dessus vous, et il n’y aura point de plaie qui vous détruise, quand je frapperai le pays d’Egypte...Quand l’Eternel passera pour frapper l’Egypte, et verra le sang sur le linteau et sur les deux poteaux, l’Eternel passera par dessus la porte et il ne permettra pas au destructeur d’entrer dans vos maisons pour frapper.

 


Jésus-Christ est mort pour racheter ceux qui étaient sous la loi, afin que nous paissions être adoptés comme fils, c’est-à-dire que Ia mort de Christ sert de base sur laquelle les hommes peuvent être délivrés des exigences de la loi et ainsi, devenir fils.

Ga 4:4-5. - «Mais lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi, afin qu’Il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions l’adoption.»

 


Jésus-Christ est mort pour nous délivrer de ce présent siècle mauvais.

Ga 1:4. - «Qui s’est donné lui-même pour nos péchés, afin de nous arracher du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père."

 


Jésus-Christ est mort pour nous amener à Dieu.

 

    1Pi 3:18. - «Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort quant à la chair, mais ayant été rendu vivant quant à l’esprit.»

Sa mort anéantit l’infranchissable gouffre qui sépare un Dieu saint de l’homme pécheur.

 


  Jésus-Christ est mort pour porter beaucoup de fruit. De sa mort, a germé une race nouvelle de fils de Dieu.

Jn 12:24. - «En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruit.»

 


Jésus-Christ est mort et ressuscité afin de dominer sur les morts et sur les vivants.

Ro 14:9. - «C’est pour cela que Christ est mort et qu’Il a revécu, afin qu’Il dominât et sur les morts et sur les vivants.

 

 


Quel est le sens biblique du baptême ?


Vous aurez alors l’occasion de réfléchir  sur cette cérémonie religieuse et sa relation avec la volonté divine.

Vous devez également savoir qu’il existe une divergence assez importante parmi les chrétiens sur la signification du baptême.

Tous n’ont pas la même interprétation

Nous nous penchons en priorité sur les notions fondamentales plutôt que d’exposer les différences.


Qu’est-ce que le baptême?


Le baptême est un sacrement d’union.


Si on veut l’exprimer d’une autre façon, on peut dire que le baptême est une alliance dans laquelle deux personnes se sont associées par une union spirituelle.


Accordons une attention toute particulière au mot ‘union’.

Cette union engage qui exactement?

Dans le contexte du baptême, cette union lie le chrétien à Jésus.

Nous pouvons illustrer cette définition du baptême en le comparant au mariage.


Il y a quelque chose de merveilleux qui découle du baptême.

Par l’expérience du baptême, le croyant s’engage dans une alliance où il est uni avec le Christ.


On n’a qu’à penser au mariage.

Lorsqu’un homme et une femme se marient, nous comprenons qu’ils se sont engagés dans une alliance avec tous les privilèges et les obligations qui se rattachent à l’union conjugale.

Cette comparaison du baptême au mariage ne provient pas de mes propres théories.

Il y a une base biblique solide qui vient supporter ce parallèle.

Laissez-moi vous citer quelques versets à cet effet.


Unis au Seigneur


En 1Corinthiens 6.17, nous lisons:


Mais celui qui s’unit au Seigneur, est un même esprit  avec lui.


Réfléchissons soigneusement à ces mots.


 Celui qui s’unit spirituellement au Seigneur devient comme une seule personne avec lui.

La personne qui s’unit au Seigneur expérimente une union dans laquelle elle devient spirituellement un avec Jésus, un peu comme l’union qui s’établit entre le mari et la femme dans laquelle le couple devient une seule chair (Genèse 2.24).

Ceci étant dit, maintenant que nous avons expliqué les bases bibliques de cette comparaison du baptême au mariage, il devient nécessaire de se pencher sur la signification du mariage.


A-t-on vraiment besoin d’une telle cérémonie pour établir le lien conjugal entre 2 personnes?

Peut-on considérer un couple comme étant marié sans passer par le mariage?


 La réponse à cette question est très claire :


On ne peut pas prétendre être le mari ou l’épouse de quelqu’un sans qu’un mariage ait eu lieu au préalable entre le couple.

Mais pourquoi pas?

Pourquoi être aussi conservateur par rapport au mariage?


Parce qu’il y a dans le mariage? plus qu’une simple cérémonie.

Le mariage, c’est d’abord et avant tout une alliance.

Par alliance, nous voulons dire qu’il existe une sorte d’entente contractuelle entre le couple. Il y a un engagement formel l’un envers l’autre.

Sans la présence d’une telle alliance, d’un tel engagement de fidélité mutuelle, on ne peut pas dire que l’amour liant le couple s’est complètement concrétisé. L’idée de vivre ensemble dans une relation de couple doit se matérialiser par le mariage.


Mais peut-on affirmer la même chose concernant le baptême?

Autrement dit, peut-on être uni à Christ sans avoir été baptisé?

Nous allons répondre à cette question dans un moment.


Lorsque je parle d’alliance et de contrat, je ne veux pas dire évidemment que 2 personnes doivent obligatoirement aller à l’église pour se marier.

On doit comprendre par ces termes qu’il y a une nécessité d’avoir une preuve concrète que le couple s’est engagé dans un lien conjugal.

Les futurs époux et épouse sont tenus de signer une déclaration de mariage.

Il s’agit d’un formulaire que l’on doit absolument compléter? afin de faire reconnaître la validité du mariage. Cette déclaration peut-être signée tant à l’église qu’à un lieu où on tient les registres d’état civil.

Il faut comprendre que sans ce formulaire, aucun gouvernement ne pourra vous considérer comme étant un couple marié.

La reconnaissance de votre statut d’homme ou de femme marié dépend obligatoirement de la déclaration que vous avez signée à l’occasion de votre mariage.

Je vous ferais remarquer que dans le cas du mariage la loi exige la présence de 2 témoins. Et ces témoins doivent eux aussi apposer leur signature sur la déclaration de mariage.

Pourquoi demande-t-on la participation de ces témoins?

Ces témoins sont là pour certifier que l’homme et la femme se sont engagés formellement dans une alliance qui doit durer pour toute la vie.



Le symbole ou la cause?



Donc le mariage fait du couple un époux et une épouse.

C’est à ce niveau que nous retrouvons une différence fondamentale entre la théologie catholique et la théologie protestante au sujet du baptême.

L’église catholique affirme que l’acte du baptême suffit à lui seul à provoquer la régénération.

Ceci signifie que le baptême est le moyen spirituel qui vous amène à être unis avec Christ.

Les catholiques partagent cette conviction en vertu de leur doctrine sur les sacrements.

Cette doctrine, en effet, déclare qu’un sacrement possède la capacité de transmettre la grâce divine sans que la foi de la personne recevant le sacrement soit impliqué.

C’est la raison pour laquelle l’église catholique pratique le baptême des bébés et enseigne que le baptême est obligatoire pour le salut de l’âme.


Les protestants n’ont pas la même vision des choses.


Nous croyons que le baptême constitue un signe extérieur d’une régénération intérieure ayant pris place dans le cœur du croyant.

Alors oui, le baptême se définit comme étant une alliance, une union spirituelle.

Sur ce point, catholiques et protestants s’entendent.


Mais les protestants considèrent le baptême non pas comme étant la cause mais plutôt comme étant le symbole témoignant de notre union avec Christ. Il s’agit d’un signe qui vient confirmer d’une manière bien concrète notre décision de suivre Jésus dans sa mort et sa résurrection.

Un couple n’est pas reconnu comme étant uni dans le mariage jusqu’au jour même où la cérémonie du mariage a lieu.

Or, contrairement au mariage, le baptême en soi ne nous unit pas automatiquement à Christ. On ne doit pas limiter la signification du baptême en pensant que notre union avec Jésus s’effectue au moment précis où la personne fait contact avec les eaux du baptême.

Bien qu’il s’agisse d’un sacrement, le baptême ne comporte aucune propriété spirituelle de cette nature.

Il faut plutôt voir dans le baptême une représentation de tout le processus par lequel L’évangile touche une personne au point qu’elle y croit et qu’elle se laisse transformer par l’amour de Dieu.

La volonté de suivre Jésus en tant que disciple prend naissance dans l’individu et son engagement formel a l’occasion de s’exprimer par le baptême. Ainsi, la décision de devenir chrétien, ayant été prise; est maintenant annoncée publiquement au baptême devant des témoins.

Ceci implique que pour nous qui sommes protestants, le baptême n’est pas une condition qui apporte le salut. Car autrement, c’est comme si on avançait que la circoncision est nécessaire au salut.

Une opinion contre laquelle Paul s’est farouchement opposé dans sa lettre aux Galates.


Souvenez-vous des paroles de Jésus sur la croix.

Un des deux criminels qu’on avait crucifié aux côtés de Jésus lui dit,

"Jésus, souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne".

Et Jésus le réconforta par la promesse suivante :

"En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis".


Ce criminel a-t-il été baptisé?

Non.

Est-il allé au paradis?

Certainement.


Mais j’aimerais ajouter ce point.

Bien que le baptême ne constitue pas une condition obligatoire pour être admis dans le royaume de Dieu, il ne faut pas non plus penser que le baptême soit optionnel.

Le Seigneur Jésus demande, exige même, que tout croyant soit baptisé.

Et tout le monde s’entend là-dessus. Il serait difficile d’expliquer sur la base des Écritures comment une personne peut être sauvée sans que celle-ci n’eût été baptisée quand il n’y avait aucune raison valable qui empêchait le baptême d’avoir lieu.

Comment une personne peut-elle être réellement sauvée si elle refuse d’obéir à cette ordonnance de Dieu ?


Ma remarque est la suivante.

Une personne qui croit vraiment en Dieu ne refusera pas de suivre Le Seigneur dans le baptême.

Elle ne retardera non plus indéfiniment son baptême.

Vos actions doivent être conséquentes avec vos sentiments.

Et un cœur renouvelé ne demande pas mieux que de se faire baptiser.

Nous voyons ainsi que le baptême n’est pas une cérémonie comme les autres.

Il comporte un élément dans lequel nous nous attachons à Jésus par une alliance spirituelle.

Il s’agit d’un symbole qui représente le début d’une vie nouvelle en union avec Christ, notre Seigneur et notre Sauveur.

 

 

 

Yves I-Bing Cheng

 

 

 

 Ecclésiaste 4 :17 à 5 :1*

 


 

Dans la série des grandes religions, nous nous éloignons pro­gres­si­ve­ment des positions bibliques.

Aujourd’hui, c’est la religion dite » hindoue «, de l’Inde, qui va nous retenir.

C’est une religion semi-universelle.

Le rapport à l’Inde, qui est exprimé dans son nom même, la par­ti­cu­la­rise.

Il n’y a pas la même ouverture à tous les peuples et à toutes les nations qui caractérise d’abord le christianisme, puis à un moindre degré sans doute l’Islam.

Cependant c’est une grande religion qui aujourd’hui se rencontre sur la terre entière, comptant entre 500 et 900 millions d’adeptes.

On trouve maintenant des temples hindous pra­ti­que­ment dans tous les pays du monde.

La plu­part des spé­cia­listes aver­tissent de la dif­fi­culté de trai­ter de la reli­gion de l’Inde : c’est un ensemble sans forme, com­plexe, riche en contra­dic­tions, où même les croyances consi­dé­rées comme fon­da­men­tales pour les hin­dous, ont cha­cune été reje­tées par un groupe ou par un autre dans la diver­sité hin­douiste.

C’est une reli­gion sans ins­ti­tu­tion (rien qui res­semble à une Eglise cen­tra­li­sée, pas de pape), sans corps de dogme bien défini.

C’est un ensemble carac­té­risé par le syn­cré­tisme, c’est à dire la fusion d’éléments extrê­me­ment divers, une tolé­rance élas­tique, une évolu­tion dans le temps.

L’hindouisme asso­cie des phi­lo­so­phies hau­te­ment spé­cu­la­tives sur l’être et le non-être, extrê­me­ment abs­traites, et une ritua­lité mêlée de super­sti­tion, de magie, ainsi que des formes d’ascétisme extrême, avec des mor­ti­fi­ca­tions qui vont bien au-delà des mor­ti­fi­ca­tions que les mys­tiques catho­liques se sont infli­gés.

Dans le même temps, le culte com­prend des éléments de débauche :

cer­tains groupes au moins usent de dif­fé­rentes formes d’accouplements comme élément de leur culte et de leur piété (le kama sutra fait ainsi par­tie, à titre reli­gieux, de l’hindouisme).

L’hindouisme semble un exemple extrême par­ti­cu­liè­re­ment riche de la reli­gio­sité natu­relle de l’humanité péche­resse.

L’humanité a été faite pour Dieu, elle est reli­gieuse au fond, mais cette reli­gion s’exprime de manières diverses :

si toutes les reli­gions humaines expriment quelque chose de cette reli­gio­sité, l’hindouisme le fait avec par­ti­cu­liè­re­ment de luxuriance.

 



 Rac­courci his­to­rique sur la genèse de l’hindouisme

 


 La reli­gion védique

 


On dis­tingue aujourd’hui, en géné­ral, l’hindouisme et la reli­gion des Veda, dont il est une phase ulté­rieure.

Les Veda sont des textes sacrés très anciens, mais elles demeurent le sou­bas­se­ment et la réfé­rence de l’hindouisme.

Les pre­miers textes des Veda ont été mis par écrit à l’époque de Moïse.

Ils datent du deuxième mil­lé­naire avant Jésus-Christ, sont liés aux inva­sions aryennes dans le sous-continent indien.

La pre­mière col­lec­tion appe­lée » Rig-Veda » (le mot Veda signi­fie » savoir, science ») est un recueil de poèmes litur­giques et reli­gieux.

D’autres col­lec­tions font par­tie de ces Veda (cer­tains sont par exemple des recueils de textes magiques) et l’ensemble reli­gieux de ces textes est appelé le védisme.

Com­ment se pré­sente la reli­gion de ces Veda ?

C’est une reli­gion qui compte un bon nombre de dieux :

au moins 33 au départ, qui se sont mul­ti­pliés par la suite.

Ces dieux semblent très proches des forces de la nature mais il est très dif­fi­cile de les dis­tin­guer stric­te­ment entre eux; ils échangent faci­le­ment leurs attri­buts et avec eux se trouve toute une cohue d’esprits et de démons, des êtres spi­ri­tuels plus ou moins divins se comp­tant par cen­taines et milliers.

Nous ne men­tion­ne­rons que deux dieux :

Indra, le tau­reau ruis­se­lant qui repré­sente toute l’énergie du cos­mos, et Agni, le feu sacri­fi­ciel qui pénètre tout.

Ce der­nier semble faire la paire avec le » Soma » qui est une bois­son fer­men­tée aux effets d’ivresse, accom­pa­gnant les sacri­fices, et cen­sée être la bois­son des dieux.

Il y aurait alors une sorte de trans­sub­stan­tia­tion :

le Soma que boivent les dieux, et celui que boivent les prêtres n’est pas le même, et en même temps est le même. Ces ambi­guï­tés sont assez typiques de l’hindouisme :

tout s’échange en tout.

Le Soma est en lui-même traité comme un dieu.

Le fait qu’il ait avec le feu sacri­fi­ciel Agni un rang si élevé parmi les divi­ni­tés ou les expres­sions de la divi­nité, tra­duit le trait le plus carac­té­ris­tique de cette reli­gion des Veda com­pa­rée à d’autres reli­gions :

le pou­voir des prêtres.

Les prêtres com­mandent aux dieux par le moyen du sacri­fice et de cette bois­son, car les dieux ont besoin du sacri­fice et du Soma.

C’est très pro­fon­dé­ment un trait de la reli­gio­sité natu­relle de l’homme pécheur:

il a le sens de Dieu, mais il cherche à le manipuler.

Une troi­sième expres­sion de ce pou­voir sacer­do­tal est l’usage des for­mules rituelles :

la parole sacer­do­tale répé­tée a une force suprême qui agit sur le dieu même et ce sont les man­tras répé­tés inlas­sa­ble­ment par les prêtres qui influent sur ce domaine du divin.

Ce dan­ger n’est pas absent tota­le­ment de notre piété d’aujourd’hui.

Par la répé­ti­tion, on réus­sit à se mettre dans une espèce de condi­tion psy­cho­lo­gique par­ti­cu­lière.Cela a un effet hyp­no­tique, une expé­rience de dis­so­lu­tion des fron­tières et des repères de la vie ordi­naire, empor­tés, entraî­nés, englou­tis par un ensemble plus vaste.

Une syl­labe dans l’hindouisme est en par­ti­cu­lier consi­dé­rée comme résu­mant le monde et ayant un pou­voir sur lui :

» Om» (qui se pro­nonce » Aom »).


Liée à ce pou­voir des prêtres, se découvre dès la reli­gion védique la divi­sion des castes.

Il y a quatre castes prin­ci­pales qui sont cen­sées cor­res­pondre aux quatre par­ties du corps humain :

la caste supé­rieure des prêtres, les » brah­manes » ; les guer­riers : les » ksha­triyas» ; puis les arti­sans et fina­le­ment le plus bas peuple, les esclaves.

D’autre part, il y a les » hors-castes » qui n’ont même pas droit au sta­tut ou à la dignité de la caste la plus basse :

ce sont les parias, les intou­chables.

Ce sys­tème des castes est donc très étroi­te­ment asso­cié à la reli­gion de l’Inde.

 


L’ère des réformes et les Upanishad

 


On note au 6e siècle avant Jésus-Christ un vaste mou­ve­ment de révolte et de réforme contre le pou­voir clé­ri­cal, qui se retrouve dans plu­sieurs par­ties du monde.

Le phi­lo­sophe exis­ten­tia­liste Karl Jas­pers parle de l’axe médian de l’histoire de l’humanité à pro­pos de ce 6ème siècle avant Jésus-Christ.

En Chine, les réfor­ma­teurs seront Confu­cius et Lao-Tseu.

En Perse, c’est Zoroastre.

En Inde, le Boud­dha fonde le boud­dhisme, et Maha­vir fonde le jaï­nisme, consi­déré comme une part de l’hindouisme (c’est un mou­ve­ment de pro­tes­ta­tion par rap­port à la reli­gion des prêtres et au pou­voir des brah­manes qui met l’accent sur la morale).

On ne sait pas très bien quelle est la cause de ce grand mou­ve­ment, mais Robert Brown, dans son livre sur les reli­gions, pense qu’il y a peut-être eu une influence des pro­phètes d’Israel, suite au bras­sage des popu­la­tions et des échanges cultuels.

En effet, les mes­sages d’Esaïe, de Jéré­mie, d’Ezéchiel ou, plus tard, de Daniel, n’ont pas pu ne pas avoir quelque écho dans d’autres populations.


Par rap­port à la genèse de l’hindouisme, le mou­ve­ment du jaï­nisme est plu­tôt consi­déré comme un mou­ve­ment inté­rieur, mais le plus impor­tant à rele­ver pour nous est la manière dont les brah­manes ont réagi.

Leur réac­tion ouvre une deuxième phase qui cor­res­pond au siècle qui pré­cède l’ère chré­tienne, celle des Upa­ni­shad (des ensei­gne­ments).

Ils dif­fèrent des Veda, avec des écoles phi­lo­so­phiques assez raf­fi­nées et diverses. L’accent sur le rituel conti­nue d’être très fort dans la pra­tique popu­laire de la reli­gion, mais cède la place à des accents plus mys­tiques, plus liés à l’intériorité dans la forme des Upanishad.

 

La dévotion

 


Une troi­sième phase d’évolution, à par­tir des Upa­ni­shad, est l’introduction du thème de la dévo­tion ou bhakti.

Alors que les ten­dances plus anciennes pri­vi­lé­giaient plu­tôt la répres­sion et l’extinction des désirs, la reli­gion hin­douiste fait au contraire place à la dévo­tion, à une dimen­sion très affec­tive où les émotions sont culti­vées et où il est ques­tion de grâce et d’amour.

Il est pos­sible qu’il y ait là une cer­taine influence chré­tienne.

Ce thème est impor­tant dans un écrit (Baghavad-Gita) daté aux alen­tours de l’ère chré­tienne et consi­déré comme le plus popu­laire :

il compte 700 strophes que des mil­lions d’hindous connaissent par coeur.

Ce texte se tra­duit par » Chant du bien­heu­reux » ou du » Sei­gneur «, ou du » Dis­pen­sa­teur «. Ce poème est sur­tout en l’honneur du dieu Kri­shna extrê­me­ment popu­laire, et ava­tar de Vishnou.


Il faut sur­tout nom­mer trois grands dieux et une déesse dans ce foi­son­ne­ment de 330 mil­lions de dieux :

Brahmâ (dieu créa­teur),

Vish­nou (dieu pro­tec­teur) et ses ava­tars comme Kri­shna (les ava­tars sont des incarnations-manifestations où le dieu devient réel­le­ment un autre que lui-même),

Shiva (dieu des­truc­teur et vivi­fi­ca­teur), ce der­nier étant très impor­tant pour les hin­douistes.

On trouve d’ailleurs une grande pola­rité entre les vish­naïtes et les shi­vaïtes avec par­fois des affron­te­ments, mais le plus sou­vent acco­mo­de­ment entre eux.

La femme de Shiva, Kâli, la déesse noire sou­vent asso­ciée à toute l’énergie cos­mique et consi­dé­rée à ce moment-là comme fémi­nine, est aussi une figure double de cruauté et de désir, de ten­dresse à la fois.

 


La maturation


L’hindouisme mûrit avec de grands pen­seurs comme Shan­kara (à l’époque de Char­le­magne), Rama­nanda et fina­le­ment les pen­seurs du XIXème et du XXème siècle.

Ce sont des pen­seurs sou­vent très dis­tin­gués qui offrent une réadap­ta­tion phi­lo­so­phique dans la ligne d’un hin­douisme quelque peu puri­fié, sou­vent en pro­po­sant une ver­sion qui puisse être res­pec­tée et admi­rée par les occi­den­taux.

Un peu à part, on peut signa­ler Gandhi, qui avait forgé sa propre syn­thèse avec cer­taines influences chré­tiennes dans l’axe d’une action poli­tique déter­mi­née :

il ne peut donc pas être consi­déré comme un repré­sen­tant de la reli­gion hindouiste.


Les notions clés


Trois mots clés per­mettent de don­ner une phy­sio­no­mie de l’hindouisme :

Advaita, Sam­sara, Moksha.


Advaita


Advaita signi­fie la » non-dualité »

Ce mot indique la pré­fé­rence moniste, c’est à dire uni­taire, qui carac­té­rise l’hindouisme. Ce trait, qui est le plus carac­té­ris­tique, a pro­vo­qué des réac­tions :

le jaï­nisme défend la plu­ra­lité et le mul­tiple a donc sa réa­lité.

Mais ce qui domine, c’est une ivresse de l’unité :

tout ce qui paraît faire dif­fé­rence et per­mettre de dis­tin­guer les êtres entre eux, doit être dis­sout au pro­fit de l’Unité pure.

Il y a des cen­taines de mil­lions de dieux, mais il y a un divin unique, appelé le plus sou­vent Brah­man, ou Atman, le souffle, l’esprit.

Dans cette optique uni­taire, si une plu­ra­li­sa­tion s’opère, il s’agit d’expressions, de mani­fes­ta­tions d’un prin­cipe qui demeure Un.

La réa­lité que nous expé­ri­men­tons dans la vie quo­ti­dienne nous donne l’impression qu’il existe des choses diverses les unes des autres (l’eau n’est pas le feu, le coco­tier n’est pas le chou-fleur) :

mais, pour l’hindouisme, tout cela n’est fina­le­ment qu’un effet de sur­face, un jeu d’apparences.

La réa­lité, au fond, n’est qu’une, pure­ment une.

Le mot uti­lisé pour par­ler de ce jeu d’apparences est le mot » maya «, qui a la même racine que le mot magie.

C’est l’artifice, donc l’illusion, qui a une réa­lité rela­tive qu’il faut réus­sir à dépas­ser.

La for­mule que doivent réus­sir à sai­sir le sage et l’homme reli­gieux est : » Tu es cela » . Tu t’imagines être par­ti­cu­lier, dis­tinct de l’autre et dis­tinct de la divi­nité, mais non : » Tu es cela ! »

 


 Sam­sara


Le terme sam­sara signi­fie » cir­cu­la­tion «.

Il désigne la trans­mi­gra­tion des âmes, ou la réin­car­na­tion (selon les dif­fé­rentes ten­ta­tives de tra­duc­tion).

Le sam­sara est carac­té­ris­tique de toute la pen­sée indienne :

c’est l’idée que les âmes conti­nuent d’exister, que la mort phy­sique n’est que le pas­sage à une autre forme d’existence.

Il y a ainsi toute une cir­cu­la­tion d’âmes qui sont toutes part de l’âme uni­ver­selle.

Le Sam­sara est réglé par le » karma » (action, cau­sa­lité) :

toute action a sa consé­quence, et celle-ci fait bagage pro­vo­quant les réin­car­na­tions suc­ces­sives.

Si quelqu’un agit bien dans la vie où il se trouve, il va se réin­car­ner dans une forme supé­rieure ; s’il agit mal, il se réin­car­nera dans une forme inférieure.

Ceci ne fait que jus­ti­fier le sys­tème des castes :

les hommes naissent dans la caste qu’ils ont méri­tée.

Il n’y a donc pas à plaindre ceux qui sont dans les castes les plus basses, puisque c’est leur karma.

Deux points sont à préciser :

  • L’âme qui trans­migre n’a pas d’identité indi­vi­duelle puisqu’elle appar­tient à ce jeu d’illusion : elle est une par­celle de l’Atman cos­mique. C’est la flamme d’un flam­beau qui passe à un autre. Les occi­den­taux, parce qu’ils viennent aux textes hin­douistes avec le sens de l’identité indi­vi­duelle soli­de­ment fon­dée par la vision biblique des choses, doivent com­prendre qu’il n’en est abso­lu­ment pas de même dans l’hindouisme.
  • Le cycle de ces renais­sances par­ti­cu­lières est perçu comme un mal­heur, une malé­dic­tion. Le grand but de l’hindouisme est d’être libéré du samsara.

Mok­sha


Le terme Mok­sha désigne la libé­ra­tion. Il s’agit d’échapper aux cycles des nais­sances et d’accéder au » Nir­vana » (plus de souffle). C’est la fin de ce mou­ve­ment infini et insup­por­table, c’est un état d’immobilité, mais pas de non-existence, consi­déré comme bien­heu­reux, comme dis­so­lu­tion dans l’identité du Soi cos­mique.

C’est ce que l’homme reli­gieux cherche, en anti­ci­pa­tion, dans l’extase.

Trois voies sont pro­po­sées pour l’atteindre :

  • La voie rituelle : c’est celle d’une grande masse de la popu­la­tion. On espère pou­voir se libé­rer au moyen de toutes les céré­mo­nies et formes de culte par­fois très com­pli­quées, avec obses­sion de la pureté. Il faut être puri­fié de toutes les attaches ter­restres et de toutes les fautes. Cette pureté est sou­vent asso­ciée à des fleuves sacrés, comme le Gange.
  • La voie morale ascé­tique : le res­pect des prin­cipes moraux fon­da­men­taux fait par­tie de l’hindouisme : ne pas voler, ne pas com­mettre d’adultère… Ces devoirs ne sont pas les mêmes selon la caste. La dis­ci­pline appe­lée yoga (même racine que le mot joug) per­met d’unir les divers éléments de la diver­sité de la vie propre (la res­pi­ra­tion, les désirs, les forces, les mou­ve­ments du corps…) à des fins reli­gieuses et de s’unir à la divi­nité. Les yogis acquièrent ainsi une maî­trise extra­or­di­naire de leur corps.Il est impor­tant de noter à ce pro­pos l’importance des moines : pra­ti­que­ment tous ces cou­rants de l’hindouisme sont liés au choix de l’état monas­tique par ceux qui veulent aller le plus loin, les plus pieux. Le schéma fon­da­men­tal pour les plus riches, les plus sages, est, après avoir suivi leur for­ma­tion, un temps de mariage où ils rem­plissent le devoir de des­cen­dance, puis un retour à une vie soli­taire dans la forêt, de plus en plus pauvres, pour finir comme moines men­diants et ter­mi­ner par se sui­ci­der en ne man­geant plus (pour quit­ter ce monde trom­peur et s’unir par­fai­te­ment avec l’Atma, le Soi).
  • La voie affec­tive : c’est le Bhakti, la voie de l’amour, de la dévo­tion, de type érotique plus ou moins sublimé mais pré­sent ; nous y trou­vons des accents qui peuvent res­sem­bler au Can­tique des Can­tiques ou à des éléments sur l’amour de Dieu dans l’Ecriture.

 

Evaluation

 

 

Les attraits


Il faut d’abord recon­naître les attraits de l’hindouisme :

le voeu d’unité est puis­sant chez l’être humain.

La rai­son humaine cherche à uni­fier, c’est un besoin ration­nel.

Mais plus pro­fond encore, le sens de Dieu est un sens qui cherche l’unité.

Cet accent moniste est donc un atout.

Comme la réa­lité du mul­tiple est dif­fi­cile à nier com­plè­te­ment, on peut consi­dé­rer que l’hindouisme réus­sit un com­pro­mis assez com­mode entre l’Unité pure et le mul­tiple, qui est quand même reconnu pour la vie quo­ti­dienne même s’il n’est qu’un artifice.

Quant aux voies pour atteindre cette unité, l’hindouisme sait aussi faire jouer les dif­fé­rents res­sorts de la nature humaine : de la phi­lo­so­phie abs­traite à l’énergie sexuelle qui est mise au ser­vice de cette expé­rience d’union, c’est un jeu habile.

Le karma, avec la réin­car­na­tion, d’une part a l’air de triom­pher de la mort et, d’autre part a l’air d’expliquer tous les mal­heurs du monde, toutes les consé­quences des actes que l’on a com­mis :

il n’y a plus à se scan­da­li­ser de ce qu’un enfant naisse avec un han­di­cap, puisque c’est mérité, c’est le karma .


Les différences


Il faut main­te­nant rele­ver les dif­fé­rences radi­cales avec le chris­tia­nisme et éviter toute confu­sion.

Ce que veut sup­pri­mer l’hindouisme, c’est l’ego, alors que ce qu’enseigne l’Evangile, c’est sup­pri­mer et vaincre l’égoïsme.

L’ego est créé par Dieu, il est fait pour la com­mu­nion de Dieu qui est une com­mu­nion dif­fé­ren­ciée, une alliance et non une grande fusion.

C’est l’égoïsme qui est mal, étant l’absolutisation de cet ego que nous sommes par la créa­tion de Dieu.

Cer­taines formes de mys­tiques dans le champ du chris­tia­nisme se sont égale­ment méprises à ce propos.

Chez Denis de Rou­ge­mont, on trouve une for­mule admi­rable pour contras­ter la vision de Dieu.

Dans l’hindouisme, c’est : » le Soi, seul, en tout » (réduc­tion à une unité indif­fé­ren­ciée). Alors que la vision biblique c’est : » Dieu, tout en tous » (1 Corinth. 15) :

une réelle plu­ra­lité, mais une com­mu­nion en Dieu.

Si l’on exa­mine la doc­trine de la tri­nité, en par­ti­cu­lier en rela­tion avec celle de la créa­tion, on voit qu’au lieu du foi­son­ne­ment hin­douiste, à la fois moniste et recon­nais­sant une cer­taine plu­ra­lité rela­tive, la Bible nous pro­pose un mono­théisme strict et net, en un seul prin­cipe, et une plu­ra­lité qui ne se confond pas, qui est clai­re­ment défi­nie par des per­sonnes au sein de la tri­nité ;

il en découle un rap­port dis­tinct entre la créa­ture et le créa­teur dans le schéma ori­gi­nal de la créa­tion.

Quant à l’incarnation, elle n’est pas du tout un ava­tar, elle n’arrive qu’une fois, les deux natures demeu­rant dis­tinctes :

la divi­nité et l’humanité de Jésus ne se confondent pas.

D’autre part il n’y a dans l’hindouisme rien du salut par grâce, comme expia­tion his­to­rique du péché, seule­ment ces puri­fi­ca­tions par le Gange, fleuve plus ou moins magique.


A cette lumière, les fai­blesses de l’hindouisme se révèlent.

Fina­le­ment, mélan­ger l’unité et la plu­ra­lité dans ce foi­son­ne­ment est assez irres­pon­sable. La théo­rie de la trans­mi­gra­tion échoue avec le karma :

s’il n’y a pas d’identité indi­vi­duelle qui sub­siste, pour­quoi par­ler de trans­mi­gra­tion ?

com­ment le karma peut-il cor­res­pondre à une res­pon­sa­bi­lité ?

Si ce n’est plus moi, si c’est la flamme du feu cos­mique qui s’allume de flam­beau en flam­beau, en quoi est-il juste que je naisse avec tel ou tel han­di­cap ?

La solu­tion hin­douiste joue d’ambiguïté, elle affirme qu’il y a une iden­tité et qu’il n’y a pas d’identité.

C’est une solu­tion qui masque le pro­blème de la vraie culpa­bi­lité qui s’attache à la per­sonne, à l’ego, qui porte sa faute devant ce Dieu dis­tinct.

Seul le mes­sage de la Bible peut résoudre le pro­blème de la culpabilité.

 


Henri Blo­cher


 



 

 

*Prends garde à ton pied, lorsque tu entres dans la maison de Dieu;

approche-toi pour écouter, plutôt que pour offrir le sacrifice des insensés,

car ils ne savent pas qu'ils font mal.

Ne te presse pas d'ouvrir la bouche, et que ton coeur ne se hâte pas d'exprimer

une parole devant Dieu;

car Dieu est au ciel, et toi sur la terre:

que tes paroles soient donc peu nombreuses.

 
   

 

 

 

Notre sujet d’aujourd’hui traite de l’accès à la vie nouvelle.

Par quels chemins entre-t-on dans la vie spirituelle ?

Y a-t-il des conditions à remplir pour découvrir ce qu’est la vie spirituelle que Jésus nous propose ?

Comment « entrer dans la lumière » ?



Le point de départ :


Une relation à restaurer

Premier point, à souligner absolument :

entrer dans la vie spirituelle signifie restaurer une relation qui a été brisée, mise à mal par le péché.

Il y a là un chemin incontournable.



Une spi­ri­tua­lité de relation


La spi­ri­tua­lité chrétienne est autre chose qu’une « riche vie intérieure » : elle est une relation personnelle entre Dieu et le croyant.

« Venez à moi ! » dit Jésus à plusieurs reprises

La Bible emploie de nombreux termes relationnels. Quelques exemples :

-  Venir à Dieu « Tous les hommes viendront à toi » Psaume  65 :3

 puis dans Jean, « pas dehors celui qui vient à moi » ;

« Nul ne vient au Père que par moi »)

- Se tourner vers Dieu (Actes 14 :15)

- Tourner les regards vers l’Eternel (Psaume 34 :6)

- Invoquer, faire appel (Psaume 116 :1–2 ; Actes 2 :21 ; Romains 10 :22)

- S’approcher de Dieu (Psaume 73 :28)

On pourrait multiplier les exemples.

Mais ces verbes disent une relation :

il y a Dieu et nous, et un mouvement de relation entre Dieu et nous, entre nous et Dieu.


La spi­ri­tua­lité biblique s’exprime dans le « Tu » :

celui que nous adressons à Dieu, celui qu’il nous adresse.

 



La relation brisée


Mais Dieu, lorsqu’il s’adresse à nous, est d’abord obligé de dire « Reviens ! » Entre « Venez à moi » et « Revenez à moi ! »

il y a une terrible réalité :

 Notre éloignement de Dieu, une rupture de relation intervenue.

Cette rupture de relation, c’est le péché.

Et non seulement  le péché en général, qui se manifeste dans toute l’humanité, mais, pour ce qui concerne ma relation avec Dieu, « mon » péché, « mes péchés ».


La Bible est claire :

le péché implique une rupture de relation entre Dieu et nous.

Et ceci par les deux bouts de la relation :

De notre côté à nous, il nous met, nous-mêmes, à distance de Dieu :

Genèse 3: Adam et Ève se cachent, parce qu’ils sont nus

Jean 3 : Celui qui fait le mal  hait la lumière et ne vient pas à la lumière

Du côté de Dieu, le péché creuse aussi la distance

Esaïe 59 : ce sont vos péchés qui vous cachent sa face.

Romains 1 : « La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes » .

Nb. Colère = juste réaction de Dieu au mal.

Jugement universel : Éphésiens 2 :

« par nature des enfants de colère ».


La question de la spi­ri­tua­lité, de la relation avec Dieu, n’est pas simple. Elle est parasitée par le mal, sous toutes sortes de formes.

Vouloir l’ignorer, faire comme si cela n’était pas, c’est laisser de côté un élément essen­tiel de la réa­lité spi­ri­tuelle … tout comme, d’ailleurs, de notre condi­tion humaine.

Comme je viens de le sou­li­gner, l’impact du péché est à consi­dé­rer des deux côtés.

En ce qui nous concerne, nous nous décou­vrons sou­vent bien mêlés inté­rieu­re­ment lorsqu’il s’agit de s’approcher de Dieu. Il y a en nous, à la fois désir et refus de Dieu.

Désir, car nous sommes créés en image de Dieu, et faits pour la rela­tion avec lui.

Refus, car le péché nous tire loin de Dieu, veut nous conduire à vivre de manière auto­nome, sans nous sou­mettre à lui.

C’est pour­quoi, sou­vent, au moment de s’ouvrir à Dieu, il y a lutte.

Plu­sieurs recherches spi­ri­tuelles d’aujourd’hui mani­festent cette ten­sion.

On veut, on cherche des sources plus pro­fondes de la vie. Mais on le veut sans Dieu.sans ce vis-à-vis dans la lumière, qui nous réorien­tera en fonc­tion de ce qu’il veut de bon pour nous.

 Pour ce qui concerne Dieu, il nous faut accep­ter qu’Il puisse avoir, de son côté, ses exi­gences et ses attentes lorsque nous venons à lui.

Il se peut que nous ne nous ren­dions pas compte à quel point nous lui posons, à lui, des dif­fi­cul­tés de rela­tion.

Nous avons une telle faci­lité à mini­mi­ser le mal que nous avons fait… nous per­dons faci­le­ment le vrai sens de la faute, le vrai sens de ce que nous avons commis.


David après le meurtre d’Uri, mari de Bat­chéba :

Il avait envoyé cet homme au coeur de la bataille, car il était devenu un gêneur. Il avait réussi à se convaincre que ce n’était qu’un acci­dent : « L’épée dévore tan­tôt l’un, tan­tôt l’autre ».

(2 Samuel 11 )

Il fau­dra le ver­dict de Dieu par la parole de Nathan le pro­phète

Pen­dant des mois,le péché aveugla David


Je pense à cette autre forme de péché, qui me semble être l’une des plus carac­té­ri­sée : « l’ingratitude XXL » 

on se sert des biens que Dieu nous donne pour mieux oublier Dieu, et mieux le lais­ser de côté.

C’est le péché de nos socié­tés d’abondance. (Osée 2 ).

Mais on le vit « très bien », ce péché .

 Mais, du côté de Dieu, c’est vécu tout autrement…


Parce que la spi­ri­tua­lité est une ques­tion de rela­tion, Dieu a le droit de nous deman­der des comptes.

De mettre le doigt sur les endroits de notre vie où elles ne sont pas ce qu’elles devraient être.

La spi­ri­tua­lité n’est donc pas le simple abou­tis­se­ment d’un mou­ve­ment du coeur qui pour­rait sur sa lan­cée natu­relle s’élever à Dieu, et abou­tir à lui


La ques­tion du péché doit être prise en compte.


 Il y a là un pas­sage obligé.




Objec­tion et éclairages



Ce « pas­sage obligé » par la ques­tion du péché peut sem­bler lourd et tatillon.


Pour­quoi par­ler de cela ? une ques­tion de réa­lisme et de luci­dité :

le mal est là, autour de nous, en nous.

Affron­ter la ques­tion, c’est être réa­liste.

Il nous faut mesu­rer com­bien, dans tant de domaines, nous pré­fé­rons la poli­tique de l’autruche: ; Ex : les ques­tions d’environnement.


La Bible nous invite à la lucidité.

une ques­tion de vérité dans la rela­tion : une rela­tion vraie doit pou­voir se vivre dans la lumière – c’est un grand cadeau d’avoir quelqu’un avec qui on peut être en pleine vérité… et dans l’amour !


C’est à ce genre de rela­tion que Dieu veut nous introduire.

une ques­tion de libé­ra­tion, de déli­vrance : si le péché a des côtés très attrayants et par­fois très faciles, au fond il nous entrave.

La règle du péché, c’est l’engrenage : si nous vou­lons y per­sé­vé­rer, il nous oblige, pour cou­vrir une faute, ou pour la jus­ti­fier, à toutes sortes d’autres fautes. 

Avec le péché, il n’y a que deux solu­tions :

le retour sur soi ou la fuite en avant.

Pas de voie moyenne « tran­quille » : le péché fait par­tie de ces réa­li­tés qui ne disent jamais « assez »

Et puis, il empile des kilos de culpa­bi­lité, de vrais far­deaux qui entravent et empoi­sonnent toute la vie.

(Hébreux 12 : « reje­tons toutfar­deau, et le péché qui s’accroche si faci­le­ment à nous»).


Mais cette insis­tance n’est pas mor­bide, dans la Bible, et ceci pour plu­sieurs raisons :


Dieu veut la rela­tion avec nous :

s’il parle du péché, c’est pour déblayer les obs­tacles et nous invi­ter à la vie. La conclu­sion d’Ezékiel 18, qui pose très clai­re­ment la res­pon­sa­bi­lité de cha­cun devant Dieu.

Un véri­table plai­doyer pour la vie  Ezékiel 18 !

 C’est dans cette orien­ta­tion qu’il est dit que le Sei­gneur est « lent à la colère et riche en bonté


Dieu a pris sur lui, endossé lui-même, toute la ques­tion du par­don.

Ce que Dieu veut, c’est par­don­ner !

Psaume 81 :

« J’ai déchargé son épaule du far­deau ».


Il ne s’agit donc jamais d’écraser, d’être lourd, dans la Bible : son mes­sage, au contraire, est celui de la libé­ra­tion gra­tuite, par le Christ, de la culpa­bi­lité du péché.

Et celui d’un renou­vel­le­ment inté­rieur pour nous don­ner, par l’Esprit de Dieu, des res­sources inté­rieures contre le péché qui nous tire.




La ligne biblique :

l’appel au retour à Dieu




Si la Bible est claire sur le point de départ, une ligne la tra­verse tout entière : celle de Dieu qui appelle au retour à lui.

Il y a là une ligne, une constante.

Elle se pré­sente, pour­tant, sous des facettes dif­fé­rentes, selon qu’on se situe avant ou après la venue et l’oeuvre de Jésus.


L’Ancien Testament met en lumière la force et la beauté de l’action de Dieu qui appelle.

Le NouveauTestament insiste sur le moyen offert par Dieu pour per­mettre ce retour.

 


 


L’appel au retour dans l’AT

 


C’est par la bouche des pro­phètes que reten­tit, de manière forte et sou­vent magni­fique, l’appel au retour à Dieu. « Reviens !  Reve­nez au Sei­gneur ! »


C’est à cette démarche qu’est invité Israël, pour décou­vrir les res­sources de grâce et de renou­vel­le­ment du Sei­gneur, son Dieu.

Dans l’AT, cet appel s’inscrit dans un cadre par­ti­cu­lier.

Il s’agit d’un peuple qui connaît Dieu et qui sait ce que Dieu veut de lui, ce que Dieu a fait pour lui aussi.

On est dans le cadre de l’alliance, où Dieu s’est engagé envers son peuple.

L’appel au retour concerne le peuple qui, connais­sant Dieu et sa volonté, s’est détourné.

Il s’agit donc de reve­nir au Dieu que l’on connais­sait déjà.



Quels éclai­rages apporte ce cadre particulier ?

 


1. Ce cadre de l’alliance montre l’attachement du Dieu qui appelle : il est le fidèle qui appelle l’infidèle.

Le Fidèle qui appelle alors qu’il a été bafoué, rejeté, mal­gré tout ce qu’il a donné.

Le Fidèle qui appelle après de mul­tiples infidélités.

Un texte carac­té­ris­tique : Jéré­mie 3 :.

L’Éternel me dit: L’infidèle Israël paraît inno­cente en com­pa­rai­son de la per­fide Juda. Va, crie ces paroles vers le sep­ten­trion, et dis: Reviens, infi­dèle Israël! dit l’Éternel.

Je ne jet­te­rai pas sur vous un regard sévère; Car je suis misé­ri­cor­dieux, dit l’Éternel, je ne garde pas ma colère à tou­jours.

Recon­nais seule­ment ton ini­quité, recon­nais que tu as été infi­dèle à l’Éternel, ton Dieu, que tu as dirigé çà et là tes pas vers les dieux étran­gers, sous tout arbre vert, et que tu n’as pas écouté ma voix, dit l’Éternel.

Reve­nez, enfants rebelles, dit l’Éternel; car je suis votre maître.

Je vous pren­drai, un d’une ville, deux d’une famille, et je vous ramè­ne­rai dans Sion.

 Je vous don­ne­rai des ber­gers selon mon coeur, et ils vous paî­tront avec intel­li­gence et avec sagesse. »

Une faute grave… mais un regard de miséricorde.

Une rébel­lion… mais des res­sources de bonté tou­jours prêtes à s’éveiller.

 


2. Israël a sou­vent trahi l’alliance de manière répé­tée, avec des retours à Dieu super­fi­ciels ou sans len­de­mains.

Ce qui est mis en lumière, ainsi, c’est le besoin d’un retour à Dieu en pro­fon­deur.

Un texte d’Osée l’illustre, avec une belle prière don­née par le pro­phète, pour per­mettre le retour à Dieu, mais sui­vie d’un cri de tris­tesse du Seigneur…

Osée 6 :1–4 :

« Venez, retour­nons à l’Éternel! Car il a déchiré, mais il nous gué­rira; il a frappé, mais il ban­dera nos plaies. Il nous ren­dra la vie dans deux jours; le troi­sième jour il nous relè­vera, et nous vivrons devant lui. Connais­sons, cher­chons à connaître l’Éternel; sa venue est aussi cer­taine que celle de l’aurore. Il vien­dra pour nous comme la pluie, comme la pluie du prin­temps qui arrose la terre. »

— « Que te ferai-je, Éphraïm? Que te ferai-je, Juda? Votre piété est comme la nuée du matin, comme la rosée qui bien­tôt se dissipe. »

Après l’offre du retour mise dans la bouche d’Israël, Dieu semble presque déses­péré par la super­fi­cia­lité du « retour » de son peuple. Il attend de son peuple un retour pro­fond, qui engage la vie réelle, et pas juste quelques sacri­fices superficiels.

Jéré­mie aura une expres­sion très forte : il invi­tera les Israé­lites à « cir­con­cire leur cœur » (Jr 4 :4).

La cir­con­ci­sion était le signe exté­rieur de l’alliance entre Dieu et son peuple : il fal­lait l’intérioriser.

 


3. Dans cette même ligne, les pro­phètes insistent sur le fait que reve­nir à Dieu doit chan­ger la vie concrète.

Le dis­cours de Jéré­mie à la porte du Temple.

Jérémie 7 :

« La parole qui fut adres­sée à Jéré­mie de la part de l’Éternel, en ces mots:

 Place-toi à la porte de la mai­son de l’Éternel, et là publie cette parole, et dis:

Écou­tez la parole de l’Éternel, vous tous, hommes de Juda, qui entrez par ces portes, pour vous pros­ter­ner devant l’Éternel!

Ainsi parle l’Éternel des armées, le Dieu d’Israël:

Réfor­mez vos voies et vos oeuvres, et je vous lais­se­rai demeu­rer dans ce lieu.

Ne vous livrez pas à des espé­rances trom­peuses, en disant: c’est ici le temple de l’Éternel, le temple de l’Éternel, le temple de l’Éternel!

Si vous réfor­mez vos voies et vos oeuvres, si vous pra­ti­quez la jus­tice envers les uns et les autres, si vous n’opprimez pas l’étranger, l’orphelin et la veuve, si vous ne répan­dez pas en ce lieu le sang inno­cent, et si vous n’allez pas après d’autres dieux, pour votre mal­heur, alors je vous lais­se­rai demeu­rer dans ce lieu, dans lepays que j’ai donné à vos pères, d’éternité en éter­nité. »


4. Le cadre de l’alliance, où Dieu renou­velle sa fidé­lité, dévoile que Dieu a d’immenses res­sources de bonté pour celui qui revient à lui.

Impor­tance de la parole : un retour qui exprime une démarche personnelle.

En face, des verbes magni­fiques, por­teurs de vie et d’espérance : « je répa­re­rai »; « je serai comme la rosée pour Israël » Dieu se pré­sente comme celui qui fait « refleu­rir », qui donne la beauté de l’olivier, la sen­teur des arbres par­fu­més du Liban. 

Toutes ces images sont des images de vie.

Et elles sont pro­mises mal­gré tout ce qui a été fait ,et dans une fidé­lité totale (Dieu comme un cyprès tou­jours vert).

 


5. Le retour à Dieu fait entrer dans tout un pro­jet nou­veau.

Se tour­ner vers Dieu, c’est rece­voir de lui un ave­nir nouveau.

Il faut sou­li­gner, ici, le nombre des pro­messes de Dieu pour celui qui revient à lui (cf les textes cités, et tant d’autres !). Dieu ne lésine pas sur les pro­messes. Il les mul­ti­plie.

 Il parle avec sévé­rité. Mais il pro­met avec sur­abon­dance.

 Et il veille à le dire. Car son coeur est pro­messe pour celui qui revient à lui.

Mais une telle géné­ro­sité peut être mal inter­pré­tée, mal uti­li­sée, comme une sorte de faci­lité, d’automatisme.

Dieu ne se laisse pas uti­li­ser de la sorte.

Il n’hésite pas, quand il le faut, à secouer son peuple lorsque celui-ci aurait un peu trop ten­dance à faire de ce retour une simple formalité.

Joel 2 :

« Reve­nez à moi de tout votre cœur… Déchi­rez vos cœurs et non vos vête­ments, et reve­nez à l’Eternel.

Qui sait s’il ne revien­dra pas… »

Un texte dif­fi­cile : « Qui sait ? », demande la pro­phète.

Le contexte explique cette ques­tion.

Invi­ta­tion à « déchi­rer les coeurs et non les vête­ments ». Contexte de super­fi­cia­lité, de légè­reté.

Peut-être de retour à Dieu un peu trop vu comme une « simple for­ma­lité » : c’est le métier de Dieu de par­don­ner, comme on entend par­fois. 

 Là, le Sei­gneur dit : « Stop ! » 

Tu crois que c’est une simple for­ma­lité ?

« Qui sait si Dieu ? » Il y a là une invi­ta­tion à reve­nir à Dieu en mesu­rant que son accueil est grâce.  

 Dieu garde la liberté « faire grâce », et lorsqu’il le fait, c’est qu’il l’a choisi. 

Il y a là une dimen­sion rela­tion­nelle reven­di­quée par Dieu.


7. L’expérience d’Israël a mis en évi­dence la pro­fon­deur avec laquelle le mal peut être enra­ciné en nous.

Cette pro­fon­deur montre que, pour reve­nir à Dieu, nous avons encore besoin de lui, de son action en nous et envers nous.

Jr 31 :18–19 : « Fais-nous reve­nir et nous reviendrons »


Deux sen­ti­ments s’expriment dans cette prière :

1 l’incapacité et besoin de l’aide de Dieu ;

2 l’indignité : c’est à toi de me faire reve­nir… je n’en suis pas digne.


A suivre…

 


Cet appel à Dieu reten­tira, dans un cadre plus large et enri­chi par l’œuvre de Jésus-Christ, dans le NouveauTestament.

Mais les textes de l’AT, où le peuple d’Israël est inlas­sa­ble­ment appelé à venir et à reve­nir à Dieu, montrent com­bien cet appel de Dieu est une invi­ta­tion pleine de géné­ro­sité, et d’un amour qui a tant en réserve pour celui qu’il appelle à lui.

 

 

 


Thierry Huser

 

La Promesse se réalise

 

 

 

 

Luc dans le troisième évangile termine son récit de l’histoire de Jésus avec une promesse: la venue du Saint Esprit:

 

" Et voici, j'enverrai sur vous ce que mon Père a promis; mais vous, restez dans la ville jusqu'à ce que vous soyez revêtus de la puissance d'en haut. Il les conduisit jusque vers Béthanie, et, ayant levé les mains, il les bénit.


Dans le livre des actes, Luc reprend le cours de son récit là où il l’avait abandonné, la promesse de l’Esprit Saint, puissance permettant de témoigner jusqu’aux extrémités de la terre.


Pendant ces sept semaines, les disciples de Jésus, d'abord traumatisés par sa mort, puis illuminés par sa résurrection et son ascension, avaient repris la coutume de se réunir.

D’un commun accord, régulièrement ils se retrouvaient pour prier.

Un jour, lors d’une de ces réunions, Pierre se lève et propose aux onze de nommer un apôtre à la place de Judas:

-En ces jours-là, Pierre se leva au milieu des frères, le nombre des personnes réunies étant d'environ cent vingt.

Et il dit:" Hommes frères, il fallait que s'accomplît ce que le Saint-Esprit, dans l’Écriture a annoncé d'avance, par la bouche de David, au sujet de Judas, qui a été le guide de ceux qui ont trahis Jésus."

Dans cette démarche Ils souhaitent reconstituer le nouveau noyau du peuple qui va naitre par l’Esprit du Seigneur.

 

Le jour J arrive, «shavou’ot», Pentecôte, 50 jours après la Pâque juive, les apôtres,  et tous ceux qui croyaient en Jésus et attendaient l'accomplissement de la promesse sont rassemblés dans un même lieu.

Tout à coup ce produit ce que le Seigneur avait promis , son Esprit est répandu sur tous les hommes, «contre-pied de l'épisode de la Tour de Babel (Genèse chap. 11)»

les peuples divisés se retrouvent unis car ils expérimentent la puissance du St Esprit.

 

À partir de ce jour, rien ne sera plus pareil pour eux. Ils ne seront plus les mêmes hommes, ces langues de feu s'emparant de chacun, eurent l’effet d’une dynamite (puissance explosive) et va produire en eux une dynamique de vie.


 Luc nous explique combien le comportement de Pierre dans les Évangiles et dans les Actes, est différent.

C’est un Pierre transformé radicalement par le St Esprit, qui annonce avec puissance « comment Jésus a été mis à mort par les Juifs et ressuscité par Dieu. » Le Résultat du discours de Pierre est incroyable, repentance et baptême de 3000 personnes:

 

Actes 2 : 41

Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés; et, en ce jour-là, le nombre des disciples s'augmenta d'environ trois mille âmes.

 

Le petit troupeau de croyants qui existait avant la Pentecôte s'accrut de ces trois milles.

C’est, cet étonnant mouvement de l’Esprit, qui comme un feu dévorant en moins d'une génération humaine, envahit l'empire romain et les extrémités de la terre, pour donner naissance à cette humanité nouvelle, voulue par Dieu.

 

Aussi, Pentecôte que nous célébrons aujourd'hui est le symbole de l’éternelle effusion de l’Esprit sur toute chair, c'est la fête du Saint-Esprit donnant naissance à l’Eglise.

Esprit continuant d’agir de générations en générations à travers la personne des chrétiens pour en faire de véritables témoins de la Bonne nouvelle.

Ces mêmes témoins ont le privilège inimaginable d’être le nouveau temple de Dieu:

 1 Corinthiens 3 : 16

Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous ?

 

 

 

 

 

 

A propos des guides spirituels ou "Maîtres cosmiques"


John ANKERBERG et John WELDON

 

 


Un ouvrage concis et excellent sur le "channeling" vient de sortir de presse.

Appelé ainsi par le Nouvel Age, cette pratique n'est en fait rien d'autre que la "possession spirituelle volontaire" (p. 2).


Beaucoup d'avis humanistes ont été émis à ce sujet.


On définit la possession démoniaque comme la production d'hallucinations par un malade mental, ou comme l'expression de notre inconscient, comme l'émergence de notre "moi" divin, ou encore comme l'activité d'un "Moi supérieur".

Mais la Bible est rarement consultée par la parapsychologie, elle est même refusée.


Pourtant, William James, père du pragmatisme et l'un des pionniers de la psychologie occidentale, avait prédit le contraire:

"Je ne doute pas une seconde que la théorie des démons reviendra à la mode. Il faut vraiment avoir l'esprit "scientifique", être aveugle et ignorant pour ne pas l'envisager" (p. 4).


Ce petit ouvrage veut précisément donner un avertissement sérieux contre le channeling, vieille pratique du spiritisme sous un nom nouveau.


Les auteurs répondent à 28 questions, réparties en six chapitres, qui soulignent la gravité du spiritisme moderne et ses conséquences terribles pour ceux qui se trouvent sous la domination des puissances des ténèbres.

 

Bible en main, ils montrent aussi la voie de la délivrance par Jésus-Christ.

 

I. Channeling


(Questions l-7)


-"Le channeling est très populaire de nos jours.

Pourquoi donc ce regain d'intérêt pour les choses occultes?"


-"Parce que nous vivons dans un monde de plus en plus scient-technologique, où la raison et l'expérience seules comptent.

Le monde devient de plus en plus impersonnel, et les gens ne trouvent pas de réponse aux questions fondamentales: Qui suis-je? Pourquoi suis-je ici? Que se passe-t-il après la mort? Etc.

Alors on se tourne vers l'irrationnel, l'ésotérisme, l'occultisme.

Le channeling n'est pas une fantaisie.

Les channelers sont des médiums, canaux des esprits malins.

Une étude menée auprès de 700 ethnies modernes a montré que 74% des personnes consultées acceptent la réalité de l'existence des bons et des mauvais esprits.

A travers l'histoire;, il y a toujours eu des spirites.

Les grandes religions l'enseignent également.

Des channelers eux-mêmes "manifestent une connaissance, un pouvoir et des capacités qu'ils n'ont pas lorsqu'ils ne sont pas en transe" (p. 10).

Jésus lui-même chassait des démons.

Comment, dès lors, nier l'existence des esprits?

Mais il est aussi important de les identifier et de discerner leurs objectifs maléfiques

 

Emanuel Swedenborg, un des médiums les plus connus, a déclaré ceci:

"Quand des esprits parlent à un homme, que celui-ci fasse attention de n'en rien croire; car ils disent presque n'importe quoi. Ils inventent... ils racontent tant de mensonges accompagnés d'affirmations solennelles qu'un homme en serait étonné;... si quelqu'un les écoute et les croit, ils continuent à tromper et à séduire de mille et une façons... Que les gens soient sur leur garde et ne leur fasse pas confiance". (p. 12).

Le vrai but des démons est de donner de fausses informations, de tromper et de séduire les hommes tout en masquant leurs objectifs maléfiques (2 Cor 11.14; 1 Tim 4.1).

 

 

 Caractéristiques du channeling

 


(Questions 8-13)



La "transe" peut se manifester de différentes façons: chute à la renverse ou dans un profond sommeil, visage et lèvres crispés, respiration différente, traits du visage et voix changés, etc.

Elle s'exprime par l'écriture, la peinture, le chant, la danse, le langage, l'enseignement, ou les conseils prononcés.

Il y a deux catégories de channeling: "l'intentionnel" et "le spontané".

Cela peut aller de la transe légère, où le médium garde toute sa conscience, à la perte de conscience.

Dans l'automatisme, le démon garde le contrôle d'une partie du corps.

Il peut y avoir matérialisation des images des défunts, déplacement d'objets, etc. "Il est universellement reconnu qu'en dehors du contact avec les esprits, le médium n'a aucun pouvoir" (p. 16).

Ces états modifiés (transes) peuvent se produire par la drogue, la méditation, le yoga, l'hypnose, etc.

Ce sont des communications mystiques sous toutes sortes de formes.

Ces esprits mensongers peuvent prétendre être tel ou tel défunt, ce qui est tout à fait faux, car les morts ne peuvent plus se déplacer, leur sort étant définitif après la mort (Luc 16.19-31; Hb 9.27; 2 Pi 2.9).

Ils prétendent aussi que les morts ne seront pas jugés.

De cette manière les esprits dupent l'homme en l'amenant à rejeter ce que la Bible enseigne sur Dieu, Christ, sa mort, la condition pécheresse de l'homme, la nécessité du salut, le jugement final et l'enfer (p. 19).

Ils nient l'existence du diable et leur font croire que la mort ne présente aucun danger. Ces "guides spirituels", les mauvais esprits, font croire aux channelers qu'ils font partie de leur "inconscient créatif".

Derrière la parapsychologie se cachent ces démons qui s'évertuent à présenter cette pratique comme "scientifique", sous différents termes:

-"intelligence divine",

-"conscience supérieure",

-"pouvoirs psychiques",

- "thérapie de l'après-vie",

-"psychologie - transpersonnelle",

-"psychiatrie transculturelle",

-"métapsychiatrie".

Ils veulent que les gens prennent ces pratiques pour "de simples fonctionnements de l'esprit humain" (p. 22).

 

 

 La théologie du channeling

 


(Questions 14-15)


Son enseignement sur Dieu, Jésus, l'homme, le péché, le salut, la mort, Satan, est totalement faux.

Les auteurs donnent des exemples frappants de démons qui, sous de faux noms, enseignent exactement le contraire de ce que dit la Bible.

Ils nient l'existence du diable, se font les avocats de l'occultisme, enseignent que Dieu est impersonnel, recommandent d'être égoïste, nient que Christ soit mort pour expier et pardonner les péchés, nient l'incarnation de Dieu en Jésus-Christ en le présentant comme un simple homme, affirment que les hommes sont Dieu et insistent sur l'inexistence du mal (p. 29).

Pourtant, s'il est une réalité qui crève les yeux, c'est bien l'existence de Satan et de ses ravages causés par les puissances des ténèbres, mais le monde les ignore le plus souvent.

 

 

 Channeling et sujets apparentés

 


(Questions 16-l 8)


«L'hypnose a toujours été liée au phénomène occulte, du yoga au mesmérisme" (p, 32),


Dans la médecine on se laisse de plus en plus séduire par l'hypnose "pour intégrer les personnalités multiples dans une seule personnalité originelle".

"S'il est exact que ces personnalités multiples sont différents esprits, les psychologues professionnels, croyant aider les gens, les poussent en réalité à accepter leur cas de possession démoniaque" (p. 33).

D'autre part, il y a "une relation directe entre le phénomène du channeling et l'origine de centaines de sectes" (p. 34).

Nous apprenons que des "religions associées au channeling, sont entre autres les sui- vantes:

l'islam,

le bouddhisme,

le shintoïsme et

l'animisme" (p, 35).


 

 

 Un exemple contemporain de révélations reçues par channeling: Eckanhar

 


(Questions 19-20)

 


Les auteurs présentent cette secte religieuse antichrétienne fondée par Paul Titschell.

Elle insiste sur les "expériences extracorporelles" ou "voyages d'âme" en se réclamant de la plus ancienne religion du monde, fondée par un habitant de Vénus. "

Il s'agit d'un mouvement aux origines très contestables où se mélangent tromperie, contradictions et pratiques extrêmement dangereuses" (p. 37).

 

 

 Analyse et critique du channeling

 

 

(Questions 21 -28)

 


Il puise sa puissance à une source satanique: le mensonge


Presque tout est dit quand on lit le Dr Jon Klimo, psychologue:

"Dans la mesure où les églises présentent le channeling comme un culte des démons et une communion avec les esprits étrangers, et l'interdisent elles abdiquent leur rôle légitime qui est de nous reconnecter avec notre Source commune, notre sous-jacente Réalité". Elles nous empêchent donc "de revenir à la vérité des vérités... selon laquelle nous sommes Dieu" (p. 38).

En fait, le devoir de l'Église est de faire exactement l'inverse de ce que prétend le Dr Klimo: elle doit démasquer ce culte aux démons, avertir contre ces dangers éternellement mortels du channeling et revenir à la vérité des vérités: Dieu est souverain et tout-puissant et nous sommes ses créatures.

Corrompus depuis la chute par le péché, nous avons besoin d'un Sauveur, Jésus-Christ, qui nous délivre de la puissance des ténèbres par son ouvre salvatrice.

Ces puissances démoniaques maléfiques sont une réalité, et elles veulent la perte de l'homme.

De multiples témoignages confirment cette réalité de l' existence du diable et des démons: l'histoire et la religion, la quasi-totalité des cultures anciennes et modernes, les occultistes et les cas de possessions démoniaques.

"Le but principal d'un démon est la tromperie spirituelle, camouflée ou invisible" (p. 42).

Satan existe bel et bien, et il est l'ennemi de nos âmes.

Il a été Meurtrier dès le commencement et père du mensonge (Jn 8.44).

La Bible nous avertit aussi contre les ruses et les techniques du diable (1 Cor 2.11; 11.3; Eph.6.11).

Plusieurs cas de meurtres sont mentionnés, imputables au channeling (p. 44-45). "L'effet combiné des révélations par channeling et des expériences proches de la mort peut se traduire par une augmentation des cas de suicides et d'euthanasie" (p. 45). "

Tout au long de leur histoire, l'occultisme, le spiritisme, la parapsychologie ont à leur "actif" des milliers de cas d'aliénation mentale, de suicide, de paralysie, de cécité, etc." (p. 48).

La Bible nous informe sur des cas de possessions aux effets désastreux (Mat 8.28; Luc 8.27; Marc 9.25; Luc 11.14; Mat 17.15; Luc 8.26-35; 13.11-17).


Certains channelers se sont pourtant tournés vers Dieu, s'étant repentis de leurs péchés. Mais leur délivrance n'a pas été sans grand combat.

A la fin de la brochure, nous trouvons une prière pour aider ceux qui ont eu affaire au channeling (p. 54) et quelques conseils importants.

Pour croître dans la voie nouvelle en Christ, il faut lire régulièrement la Bible, trouver une "église qui honore Christ" et qui entoure la personne par ses prières.

Un chrétien s'inquiéterait-il sans raison d'une possible influence?

Rappelons que la guerre spirituelle est bien réelle, mais Satan et ses anges sont soumis à l'autorité de Dieu et à sa volonté souveraine, et Dieu nous protège si nous restons dans la soumission (Eph 6.11-l3; Jac 4.7; 1 Jn 4.4).

Si une personne touche à une quelconque forme d'occultisme, qu'elle abandonne immédiatement ces pratiques, se repente de ses péchés et livre sa vie à Jésus-Christ.


A la fin de la brochure, on trouve une petite liste d'ouvrages sur l'occultisme.

Les notes bibliographiques qui suivent sont très utiles pour approfondir le sujet.

Le petit ouvrage est bien documenté.

Nous aurions aimé que les auteurs consacrent un peu plus de place aux conseils destinés à ceux qui désirent abandonner les pratiques occultes, pour suivre sincèrement Christ.

Une liste plus exhaustive d'ouvrages à ce sujet serait également utile.

 

 

H. LÜSCHER

 

 

Éditeur: Centre Biblique Européen, C.P. 2386, Ch.-l. 002 Lausanne
Diffusion: La Maison de la Bible, Trési 6, Ch.-l. 028 Préverenges, Suisse

Ce texte représente une contribution pour une meilleure compréhension entre les religions et pour le dialogue inter-religieux, tel qu’il a lieu depuis bon nombre d’années.

Ces commentaires n’ont pas la prétention de caractériser l’Islam dans son ensemble, étant donné qu’il existe aussi diverses écoles dans l’islam.

 

Le Coran et les autres religions.

 

Islam signifie « se soumettre à la volonté de Dieu ».

 

Le livre sacré de l’Islam, le Coran est considéré comme inspiration transmise au prophète

Mohammed par Dieu, respectivement par l’ange Gibril – qui peut être identifié comme l’archangeGabriel, également connu dans le Christianisme.

Ce qui est certain, c’est que le Coran possède une signification centrale.


Pour son interprétation, d’autres traditions (Sunna : littéralement« habitude »), qui nous viennent du temps des prophètes (Hadith) jouent également un rôle.


Un prophète, lui aussi, est un être humain, dans son comportement, pas un dieu.

Il faut également tenir compte du fait que, tout comme chez les Chrétiens, de nombreux Musulmans ne connaissent pas avec exactitude leur livre sacré.

 

Le prophète aurait été envoyé pour un temps (ou « temps intermédiaire », Sourate 5, 19*).

Le Coran distingue les croyants, dans le sens des enseignements de Mohammed ou « Gens du Livre » (lettrés), et les « incroyants ».

Les « Gens du Livre » sont entre autres les Juifs et les Chrétiens, qui, en dehors des Musulmans, qui se fondent sur la même tradition, parfois aussi les Zoroastriens (Sourate 22, 17*).

 

Car le Coran reconnaît aussi une lignée de prophètes qui ont tous transmis unanimement l’enseignement d’un Dieu unique, du jugement dans l’au-delà et de la prière pour leurs peuples et pour leur époque (p.ex. Sourate 6, 83-92 ; Sourate 7, Sourate 4, 136*).

Dans la mesure où les fidèles de ces autres religions croient en un même fondement commun, ils ne sont pas considérés comme infidèles (Sourate 5, 48* et autres).


Dans les premiers siècles de l’Islam, les Chrétiens et les Juifs n’ont pas été soumis à des contraintes pour se convertir à l’Islam (selon l’enseignement dans le Coran, « dans la religion, il n’y a pas de contrainte », voir Sourate 2, 256*).

Abraham compte comme l’un des « Hanifes », ces individus isolés qui ont trouvé la voie de la véritable foi en un Dieu unique.

 

L’appellation Allah ou al-ilah, pré-islamique, en ancien arabe, possède certainement la même racine que « Elohim », un nom divin mentionné dans les livres hébraïques de Moïse.

 

Les « infidèles » - littéralement on peut traduire ce terme à peu près par « les dissimulateurs », du temps de Mohammed, étaient au sens étroit les polythéistes ou idolâtres qu’il a combattu en Arabie, contre lesquels la Bible des Juifs et des Chrétiens également mettent en garde.

 

Au sens plus étendu, dans l’Islam d’aujourd’hui, sont considérés incroyants ceux qui ne croient pas en un Dieu unique ni au Jugement.

Parfois, ce terme est appliqué sans discrimination à tous les non- Musulmans, parfois même à d’autres musulmans d’autres tendances.

 

Jésus Christ

 

A plusieurs endroits dans le Coran, Jésus Christ est mentionné comme prophète envoyé par Dieu, également en tant que « Mot » de Dieu sans explications plus détaillées sur cette signification, reconnu aussi comme un Esprit de Dieu (Sourate 4, 171*), « créé comme Adam » (Sourates 2, 3,5,…).


Nous voyons déjà que Jésus est bien davantage, dans l’Islam éclairé, que pour certains

théologiens modernes qui n’ont laissé subsister de lui que le rôle de réformateur social .


C’est le concept de la filiation de Jésus avec Dieu, considérée sous un angle très terrestre, du temps de Mohammed, qui n’a pas été accepté par le Coran, dans le cadre de l’enseignement trinitaire, survenu plus tardivement.


Des Chrétiens qui auraient pu expliquer la teneur originale de cet enseignement de manière aussi authentique que possible afin que d’autres y accèdent également n’existaient alors presque plus (p. ex. Sourate 6, 101*).

Dans l’épître aux Romains 1.4, il est dit de Jésus « … qui avec puissance a été déclaré Fils de Dieu selon l’esprit de sainteté » donc, qu’il n’est pas né.


La conviction musulmane que Dieu est « incréé » (non-né) et que Jésus n’est pas né, mais qu’il a été créé par Dieu devrait trouver un certain terrain consensuel chez les Chrétiens.

En outre, le terme grec « Logos », qui représente dans la Bible la provenance divine de l’envoyé de Dieu, Jésus Christ, est également traduit dans les Évangiles en tant que « Le Verbe/ Le Mot », un terme utilisé aussi pour Jésus dans le Coran.


Les inspirations qui ont donné naissance au Coran contiendraient-elles des mystères encore inconnus, qui n’ont pas été totalement compris, ni par les Musulmans, ni par les Chrétiens ?

Seraient-ils en train de se perdre en stériles controverses et disputes sur des concepts terminologiques ?

Même là où les Chrétiens présentent cet enseignement comme une sorte de polythéisme, cela ne correspond pas à la manière dont Jésus a enseigné :

« Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, Il vous le donne » (« en mon nom », c’est-à-dire, intérieurement reliés à Jésus) Evangile selon St. Jean, 15 :16.

Tout, dans la vie de Jésus, tournait autour de ce Dieu unique, auquel il était étroitement relié et vers lequel il amenait les autres êtres.

 

 Le Coran considère Jésus « créé comme Adam », que Dieu créa de la Terre (Sourate 3, 59*) et parle d’un « envoyé de Dieu » de l’Esprit Divin, qui a été le médiateur de la naissance virginale de Jésus (Sourate 19, 17-22).


Dans la version Chrétienne, l’ange du Seigneur annonce la naissance de Jésus par l’Esprit Saint.

Il est également écrit dans le Coran que Jésus a été raffermi par le Saint Esprit / l’Esprit de la Sainteté l’a soutenu (Sourate 5, 110*).

 Selon le Coran, le jeune Jésus a annoncé sa résurrection (Sourate 19, 33*), mais il se pourrait qu’il fasse allusion à son retour lors du Jugement dernier (le jugement avec la résurrection des fidèles lors du « Dernier Jour », souvent mentionnée dans le Coran (Sourate 4, 159*).


Le Coran dit aussi que Jésus est monté vivant au Ciel (Sourate 4, 157-159, et 3, 55).

Les Musulmans et les Chrétiens ne sont pas d’accord si Jésus a été crucifié avant son Ascension, puis est mort et ressuscité par la grâce de Dieu - selon l'évangile des Chrétiens, ou bien si Jésus a été élevé au ciel, vivant, sans avoir été crucifié, selon la croyance des Musulmans.


Le point commun, cependant, est la croyance qu’au moment où Jésus est monté au ciel, il n’était pas mort mais bien « vivant » et qu’il continuait même, par exemple, à enseigner.

Dans la Sourate 3 :55* et 5 :48* il est dit :

« … c’est vers Moi que sera votre retour et Je jugerai entre vous ce sur quoi vous vous opposiez »

et « …

C’est vers Moi (Allah) que sera votre retour à tous ; alors Je vous informerai de ce en quoi vous divergiez entre vous dans votre vie (terrestre) ce qui était sujet de discorde ».


Chrétiens et Musulmans pourraient donc fort bien attendre pacifiquement la solution de certains mystères à ce jour encore non élucidés, au lieu de se disputer et d’être dans la discorde.

 

Le Coran contient lui aussi des passages concernant la résurrection des croyants au moment du Dernier Jugement (Sourate 36, 77, Sourate 69, 13 et Sourates 75, 99 * etc).

Jésus reviendra alors et sera le juge des croyants lettrés (Sourate 4, 159 ; comparer Sourate 16, 89*).

Ceux qui croient en Dieu et au Jugement Dernier (non-Musulmans inclus) et qui « font ce qui est juste » n’auront pas à craindre le Jugement, selon le Coran (Sourate 2, 62 ; Sourate 4, 123-124 ; Sourate 7, 170*).

Le Jugement, dans le Coran, comme dans la Bible, est sans équivoque l’affaire de Dieu et non pas celle des hommes, peu importe qu’ils soient Chrétiens, Musulmans ou juifs.

(De telles comparaisons entre religions ne sont pas destinées à mettre en doute l’indépendance du Coran).

 

 

 

Fondements éthiques

 

 

Les règles traditionnelles qui définissent les comportements entre les deux sexes, sont

nombreuses, y inclus, par exemple, l’interdiction de conclure un mariage avec des personnes qui sont parentes ou des croyants d’autres religions, etc.

 

La pratique de l’Islam inclut:

 

-le témoignage « qu’Allah est Unique, il n’y a pas d’autre Dieu que Lui, et Mohammed est son prophète »

-les prières prescrites, qui doivent être exécutées quotidiennement (Sourate 2, 177*) ;

-Le jeûne annuel durant le mois de Ramadan (Sourate 2, 185*) ;

-Le pèlerinage, dans la mesure du possible au moins une fois dans sa vie (Sourate 2, 196*) ;

-Le paiement du Zakkat (une contribution à des buts sociaux) (Sourate 2, 177*).

 

Dans l’Islam actuel, il n’y pas de lieu / autorité centrale, qui décide en matière de questions religieuses et éthiques.

Il est probable que des opinions et points de vue, qui seraient partagées par une grande majorité des érudits en Droit et respectés de tous, seraient probablement très

largement acceptés.

 

Des informations à propos d'aspects mystiques et philosophiques dans l'histoire de l' Islam iranien: Henri Corbin, "En Islam iranien.

Aspects spirituels et philosophiques" I, II, III. Paris. (Des livres cités dans «Les Chemins du Christ» ne reflètent pas automatiquement notre accord en ce qui concerne leur contenu et les opinions des auteurs.)

 

 

* Nous avons utilisé, entre autres, la traduction du Coran (allemande) de Rudi Paret, aux éditions Kohlhammer, dont la transmission répond aux critères scientifiques en distinguant clairement entre traductions littérales et insertions, pour une meilleure compréhension. Elle utilise la numérotation égyptienne qui est la plus usitée dans l’Islam. D’autres traductions peuvent utiliser une des deux autres numérotations possibles des versets; vous trouverez la citation peu avant ou après le numéro du verset de la Sourate citée. La difficulté de la traduction du Coran n’entre pas autant en ligne pour les passages très clairs, comme ceux qui sont mentionnés. La signification des citations du Coran a également été comparée avec « Le Coran, traduit et commenté par Adel Theodor Khoury, 2007 (allemand)», dont l’interprétation a trouvé acceptation auprès des érudits Musulmans du Coran, et dont les commentaires tiennent compte des interprétations traditionnelles des écoles coraniques islamiques. Voir « la version francophone du Coran récitée par A.M. Al Matroud».

 

 

Même les « Croisades » des Chrétiens, d’ailleurs, étaient dénuées de fondement biblique. Elles sont des actes commis par des êtres humains, et ont, par ailleurs très mauvaise réputation auprès de nombreux Chrétiens européens, à notre époque.

 

Un phénomène que l'on ne peut nier

Des nouvelles effrayantes dans les médias nous laissent songeurs :

* Trois jeunes gens de 14, 17 et 18 ans sautent volontairement depuis le haut du pont de Göttzschal, le plus haut pont en briques du monde, dans la région du Vogtland en Allemagne.

On peut lire sur leur lettre d'adieu, des symboles sataniques.

* Des articles détaillés, dans la Presse, relatent l'assassinat bestial perpétré par un couple

« satanique » vis à vis d'un homme de leur connaissance.

Ce ne sont là que deux exemples parmi un nombre croissant de « faits divers » qui se produisent au milieu des adhérents du groupe des satanistes.

Ils sont maintenant portés à la connaissance du grand public.

Dans notre monde « cartésien », personne pourtant ne semble disposé à croire à l'existence du Diable.

Pourtant, force est de constater que le satanisme est terriblement populaire, en particulier chez les jeunes.

  Contexte historique

1. L'Anglais Brite Aleister Crowley (1875 - 1947) est considéré comme le « père du Satanisme moderne ».

Il était né dans une famille qui faisait partie d'un milieu évangélique piétiste (" dits "darbystes") en Angleterre.

Très tôt déjà, il refusa de partager la foi de ses parents, et se comporta clairement d'une manière anti-chrétienne.

Très vite aussi il se joignit à un groupe occulte, où il fut accepté sous le nom de « Frère Perdurabo"

Note : Le changement de nom est une tactique des satanistes pour rendre encore plus difficile aux parents, la recherche d'un enfant qui a sombré dans le Satanisme.

La philosophie de Crowley est caractéristique de ce culte moderne rendu à Satan :

* Un refus radical du Christianisme

* La priorité absolue accordée au Moi.

* L'usage de la Magie pour la satisfaction de ses propres besoins (y compris sur le plan sexuel).

Crowley vénérait son Moi comme un dieu, plus encore que Satan. La vieille ruse de Satan :

« Vous serez comme Dieu ! » [parole adressée à Ève en Genèse 3:5, au jardin d'Eden], se retrouve clairement dans son cas.

Crowley se considérait comme l'incarnation de Satan et se surnommait lui-même :

« La grande Bête — 666 ».

2. La première formation d'un mouvement concret, l'Église de Satan, est due à un américain,

Anton S. LaVey (né en 1930).

LaVey connut, dans sa jeunesse, de profondes déceptions dans les églises chrétiennes.

Alors qu'il travaillait comme ouvrier dans le Comité qui organisait le Carnaval, il découvrit le comportement coupable des mêmes personnes qu'il retrouvait le dimanche au service religieux. Il en vint ainsi à la conclusion que le Christianisme poussait les gens à devenir des hypocrites.

Il quitta alors son église et se tourna vers les adorateurs de Satan.

Plus tard il écrivit la Déclaration de Foi du Satanisme (que nous évitons volontairement de transcrire). C'est sur de telles bases que les différents groupes du Satanisme moderne se sont développés.

  Les différents groupes du Satanisme

Les experts distinguent différents groupes de Satanistes.

Pour des raisons de clarté, je souhaite me borner ici à distinguer deux grands groupes :


  Le Neo-Satanisme occulte

Note : Occultisme = Doctrine de l'extrasensoriel, de ce qui est caché par nature.

Sous ce nom on regroupe toutes les églises de Satan organisées et les adorateurs du Diable qui se sont développés à partir des origines déjà mentionnées. Ils adorent Satan et pratiquent des rituels sataniques.

Bien souvent les adeptes de ces groupes ne sont pas identifiables en tant que « satanistes » dans leur vie privée normale (sociétés secrêtes et pas de signe distinctif). Les régions principales où ils se développent essentiellement sont les USA, l'Afrique du sud, et de plus en plus, l'Europe.


  Le satanisme syncrétique des jeunes

Note : Syncrétisme = Combinaison de doctrines et de religions non cohérentes entre elles.

Cette appellation recouvre pour ainsi dire un satanisme « fait maison », un vaste mélange de pratiques magiques et occultes les plus variées. Il trouve essentiellement sa place comme une alternative au milieu de la jeunesse.

L'entrée dans ces cercles s'effectue soit au moyen « d'épreuves-tests » avec des méthodes classiques:

l'évocation des esprits (déplacement de verres, pendule) ;

ou par un mouvement de protestation contre la société « bien-pensante »,

ou encore en se gavant de certains types de musique, telles que du Black ou Heavy Metal.


  Comment tombe-t-on dans le piège de Satan ?

Qu'est-ce qui pousse un jeune à s'engager dans le Satanisme ? Il y a plusieurs explications:

  Une volonté de vivre selon ses propres désirs

Le Satanisme apparaît à beaucoup comme la possibilité qui leur est offerte de réaliser, à brève échéance, la satisfaction totale de ses propres désirs.

Tous les tabous tombent : c'est avant tout le cas dans le domaine de la sexualité.

Une phrase revient dans la bouche des satanistes : « Satan me donne tout ».

Certains chantaient : « J'ai vendu mon âme au Diable, mon pouvoir est formidable".

Quelle illusion mortelle !

Le Seigneur Jésus désigne Satan comme un « meurtrier dès le commencement » et comme «le menteur » (Jean 8: 44).

Finalement, Satan ne donne rien, il ne fait que prendre.


  Une curiosité malsaine.

Les jeunes qui sont prédisposés à une croyance satanique ont bien souvent commencé par « se gaver » de littérature, de musique, de films ou de jeux occultes. Ils ont essayé de pratiquer des rituels magiques par curiosité, mais non pas sans séquelles.

Il n'est pas nécessaire de se procurer les productions concernées « au marché noir » :

Elles sont mis en vente publique. Même pour les plus jeunes, on trouve des bandes dessinées avec des titres comme : « Witch » (sorcière), qui incite ouvertement à la pratique des rites magiques.

  La recherche d'une « sécurité »

Les enfants et les jeunes provenant soit de familles complètement disloquées ou au contraire de familles aisées, mais où ils se sentent complètement abandonnés, sont des cibles particulièrement visées par le Satanisme.

Ils entrent par ce moyen en contact avec un cercle d'amis obscurs. Ils se sentent sécurisés et surtout connus, même si, au début ils ne comprennent pas tous les rites pratiqués.

Au fond, ils font, ou plutôt croient faire, l'expérience que ce culte leur confère à la fois puissance et sécurité.

  La recherche d'une identité

Ce point se lie étroitement au précédent. Celui qui ne se sent pas en sécurité, doute finalement de ses capacités et de sa valeur personnelle. Beaucoup de satanistes débutants font une crise d'identité. Du fait de leur incapacité à construire leur vie, ils se confient dans des «forces supérieures».

Ce lien entre l'occultisme et la recherche d'identité est particulièrement frappant dans les pays autrefois communistes de l'Europe de l'Est.

Après l'effondrement du monde soviétique, les cultes sataniques ont connu un essor rapide.

Nous ne voulons pas oublier un point important :

la crise d'identité de l'homme moderne résulte aussi d'une crise de la foi chrétienne. L'essor explosif de l'occultisme est aussi une sorte de protestation contre un christianisme figé, qui n'est plus qu'une forme, sans relation vivante avec Christ.

  Le goût de l'aventure

Sensations et excitations sont des éléments qui ont envahi notre société de consommation.

Pas de films sans meurtre ou sans horreur, sans parler des sports extrêmes qui procurent des palpitations pendant les loisirs.

Que reste-il à faire lorsque plus rien n'excite ?

Il y encore le frisson de l'horreur et le côté imprévisible de l'occultisme.

  Les tentateurs ont plusieurs masques

Quelles sont les stratégies employées par Satan dans cette Europe « post-chrétienne ? »

Les vrais responsables pour la diffusion rapide de l'idéologie satanique sont beaucoup moins ces groupes qui se réclament ouvertement de Satan, que l'omniprésence de l'occultisme dans beaucoup de domaines culturels, tels que les films, la littérature ou la musique.

Toujours plus de films ont un contenu occulte.

Des périodiques pour les jeunes, jouent aussi un rôle non négligeable dans la diffusion des idées sataniques. Un périodique présentait, déjà en 1986, pas moins de 13 pratiques occultes.

Un court extrait d'un article de magasine, sera suffisant pour montrer comment les jeunes entrent en contact avec l'occultisme :

« Comment recevoir votre message de l'Au-delà — en faisant tourner les tables », ou « Le pendule dit la vérité » ou encore : « Cours accéléré pour apprendre la signification des cartes ».

Depuis les années 60, la culture occulte et satanique fait partie intégrante de la musique connue sous le hard , ou heavy , metal...

Parmi les méthodes de séduction les plus efficaces parmi les jeunes, on trouve des jeux de rôle où l'on est amené à se mettre dans la peau de personnages ayant des pouvoirs magiques, comme

« Fantasy ». Le fait que l'on cherche à présenter ces jeux de rôles comme une occupation innocente pour les moments de loisir, est d'autant plus dangereux.

L'américain Gary Gygax, un des pères de ces jeux de rôles (Fantasy) écrit dans un manuel de jeux :

« Les formules de sortilèges et de magie sont des éléments incontournables constitutifs d'un jeu.

Ces formules doivent être prononcées à haute voix".

Les contacts avec des puissances sataniques commencent souvent par ces jeux de rôles comme

« Fantasy », qui ne sont pas aussi innocents qu'on le prétend.

Parmi les points culminants du rituel sataniste, LaVey évoque 5 jours de fête principaux comme dates du calendrier satanique:

* Le propre jour d'anniversaire de chaque sataniste

* Le commencement du printemps ou la nuit des Walpurgis (30 avril - 1er mai)

* Le commencement de l'automne ou Halloween (ou Samhain) (29-31 octobre)

* Le solstice d'été (21 juin)

* Le solstice d'hiver (21 décembre)

Il est remarquable que deux de ces jours fériés basés sur des légendes (Walpurgis et Halloween) soient acceptés depuis longtemps par la société.

La tendance est à banaliser la culture satanique.

  Autres jours de fête pour la sorcellerie et le satanisme:

L'équinoxe de printemps (21 mars), l'équinoxe d'automne (21 septembre),Candlemas/imbolg

(1 et 2 février), Lughnasadh/Lammas (1er Aout)

  Quand le plaisir entraîne d'amères conséquences

Les conséquences de ces contacts avec le Satanisme sont différentes et dépendent de l'intensité des liens avec le domaine occulte.

Les plus fréquentes, suite à ces contacts avec le Satanisme, sont :

  L'isolement social

Qui part à la recherche de sécurité et tombe dans les griffes de Satan, se trouve relégué dans un isolement toujours plus grand de ses concitoyens.

Dans le Satanisme il n'y a pas de communion.

Aucune faiblesse, aucun amour, aucunes relations ne sont autorisées : l'être humain devient isolé, incapable de communiquer, perturbé dans son comportement.

  Perturbations psychiques et corporelles

Toutes les victimes parlent de sentiments de peur, de cauchemars, de visions effrayantes etc. Ceux qui ont été victimes d'abus lors des cérémonies rituelles sont ceux qui ont les séquelles psychologiques et même souvent même corporelles les plus graves. Un des phénomènes modernes les plus graves du Satanisme, ce sont les abus psychiques, physiques et sexuels qui sont exercés lors des rituels sataniques.

  Liaisons occultes et possession

Dans ce dernier stade, il s'agit d'êtres humains qui sont liés sans espoir, incapables de se libérer du pouvoir des forces qui les contrôlent.

Le seul espoir est en Jésus-Christ. Lui seul peut briser la puissance des démons.

Une telle personne a impérativement besoin du Seigneur, car, aux yeux d'un sataniste il n'existe pas de possibilité de quitter la sphère satanique. Il faut donc qu'une puissance plus grande agisse.

Mais seule une attitude conséquente est impérative :

Celui qui a eu des contacts avec des milieux sataniques et qui se convertit, doit détruire immédiatement tous les objets en rapports avec le Satanisme. Dans les Actes (19:19) nous lisons :

« Plusieurs aussi de ceux qui s'étaient adonnés à des pratiques occultes, apportèrent leurs livres et les brûlèrent devant tous ; et ils en supputèrent le prix, et ils trouvèrent qu'il se montait à cinquante mille pièces d'argent ».

Un changement complet du cadre de vie est également conseillé, pour rendre tout contact avec les autres satanistes impossible. Cela peut paraître exagéré ou un excès de prudence, mais un conflit direct avec Satan est tout, sauf un jeu d'enfant.

Beaucoup d'exemples sont là pour le prouver.

Les satanistes n'acceptent pas une démission sans commentaires. Cela peut aller jusqu'à des menaces de mort, voire jusqu'à une tentative de meurtre. Seul celui qui refuse le moindre compromis avec ces choses peut être en sécurité.


  Réalisme biblique

Pour l'homme moderne cartésien (et même l'homme « christianisé ») Satan est tout au plus une notion historique. Seuls les « ignorants » du Moyen-âge y croyaient !

Cependant cette réalité effrayante a depuis longtemps rattrapée l'homme moderne.

Un croyant sait qu'il doit compter d'une manière très réaliste avec les ruses et la puissance de l'Ennemi de Dieu.

Cependant Satan n'est pas une « contre-puissance » qui peut mettre en péril la souveraineté et la puissance de Dieu. C'est une créature qui s'est rebellée contre son Créateur.

En rapport avec cette question, on lit cette parole, en relation avec la venue du Seigneur :

« Celui qui pratique le péché est du diable, car dès le commencement le diable pèche ». C'est pour ceci que le Fils de Dieu a été manifesté, afin qu'il détruisît les œuvres du diable. » (1 Jean 3:8-10).

C'est précisément lorsque l'on reconnaît la réalité et le danger du satanisme, que la vérité de la victoire du Seigneur Jésus sur Satan prend toute son importance.

C'est un danger qui guette également les croyants :

Ils peuvent être presque paralysés de peur, tant les effets du Satanisme et de l'occultisme les impressionnent. Mais nous voulons retenir fermement que les croyants sont du côté du plus fort, du vainqueur de Golgotha. Une communion étroite et personnelle avec notre Seigneur nous garde des puissances obscures.

Pour celui qui a dépassé les limites fixées par l'Écriture, il reste une grande ressource : Jésus-Christ délivre les hommes de l'esclavage du mal.

Le chemin pour être libéré de l'esclavage de Satan passe :

* par un aveu complet de sa faute (sans oublier la faute d'être entré en contact avec des sphères occultes).

* par le refus de se soumettre à Satan.

Ensuite,l'expérience que « si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. » (Jean 8:36).

Le récit d'une telle délivrance peut se lire dans l'Évangile de Marc (5:1-20).

  Signes précurseurs chez des jeunes susceptibles d'être en contact avec des cercles sataniques ou occultes.

Les signes suivants peuvent attirer l'attention :

* Un mépris du Christianisme.

* Un intérêt marqué pour les films occultes, des livres de magie, certains jeux de rôles mettant en œuvre des pouvoirs magiques, des objets particuliers (bougies, couteaux, jeu de tarots, horoscope), des signes occultes (étoile en forme de pentagone, le nombre 666).

* Ils se gavent de musique de « Heavy Metal » ou équivalent.

* Ils parlent en vers ou sont capables de prononcer des phrases à l'envers.

* Leurs ongles sont anormalement longs, laqués en noir.

* Ils portent des vêtements « inhabituels » de couleur noire.

* Ils ont un « autel » dans leur chambre.

* Ils se distancient de leur famille.

* Leur comportement se modifie (complexe de persécution, des peurs, des cauchemars).

* Ils ont en leur possession la bible satanique de A.S. LaVey.

(d'après : Joe Allbright : Exposing Satanism, Foot-notes).

9 Quelques citations Bibliques :

Deut. 18:10 ; Matt. 4:10 ; Matt. 25:41 ; Apoc. 21:8 ; Héb. 2:14 ; Éph. 6:10 ; Jacq. 4:6-7.

  Source: SOS Sectes

n’ajoutez pas foi à tout esprit; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu.

La Bible, 1 Jean 4.1

 

 

 

Il existe deux fêtes de pâque qu’il convient d’élucider.

La première qui s’écrit Pâque sans S est la pâque juive.

Elle est célébrée en souvenir de la sortie de l’Égypte du peuple de Dieu.

Ce fait marque le passage des hébreux de l’esclavage à la liberté, de la souffrance à la délivrance.

Les chapitres 11,12et 13 du livre d’Exode nous donnent plus de précision sur les évènements qui se sont passés à cette époque de la vie du peuple de Dieu.

Les israélites s’étant retrouvés en Egypte à cause de la famine au temps où Joseph occupait le rang de ministre, à la tête de la maison de pharaon (Genese41.37-41), va finir par être réduit à l’esclavage par le nouveau pharaon qui s’inquiétait de la croissance du peuple de Dieu.


Après près de 400 ans d’esclavage, Dieu va susciter Moïse pour faire sortir son peuple du pays d’Egypte.

Malheureusement pharaon va s’y opposer.

Alors pour contraindre pharaon à laisser partir son peuple, Dieu va frapper l’Egypte de dix plaies.

C’est donc à la dixième plaie que va être institué la pâque.

Cette plaie, c’était la mort de tous les premiers nés des égyptiens.

Pour que les familles juives soient épargnées, Dieu par la bouche de son serviteur mMïse va ordonner aux israélites d’immoler dans chaque famille un agneau mâle sans défaut dont le sang servirait à couvrir les portes et les linteaux des portes ou l’on mangera.

Et lorsque l’éternel passera pour frapper de mort tous les premiers nés des égyptiens, il épargnera les familles israélites à cause du sang appliqué sur les portes qui lui servirait de signe.

C’est ainsi que l’éternel frappa tous les premiers nés des égyptiens y compris celui de pharaon qui va finir par laisser les Israelites sortir de l’Egypte par leur traversée miraculeuse de la mer des Roseaux

Chaque année donc à la même date, les juifs célèbrent cette délivrance comme il a été prescrit.

Mais il est important de souligner que cela préfigurait ce qui devait arriver, à savoir le sacrifice de Jésus-Christ pour le salut de l’humanité.


La seconde fête, pâques avec S est « les pâques chrétiennes ».

Cette fête est célébrée pour marquer la mort et la résurrection du seigneur Jésus-Christ.

Pour tous les chrétiens, la fête de Pâques doit constituer le symbole de la délivrance et du salut que Dieu accorde aux hommes.

Deux éléments importants se dégagent dans la « pâques » chrétienne : la mort et la résurrection de Jésus-Christ.


La mort de Jésus-Christ


Colossiens2.13-14 3:

"Vous qui étiez morts par vos offenses et par l’incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses;

  il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a détruit en le clouant à la croix;  il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix."


La mort de Christ est pour le croyant le symbole de la délivrance du péché et de ses conséquences. Car le péché conduisait l’homme à la mort.

Christ par sa mort a non seulement effacé ces péchés mais a brisé leurs pouvoirs.

De sorte que celui qui croit en Jésus ne subit plus les conséquences du péché, la mort, mais est rendu à la vie.

Car le salaire du péché c’est la mort mais le don gratuit de Dieu c’est la vie éternelle en Christ-Jésus notre seigneur. ()Romains6.23.

Christ n’a pas seulement délivré le monde, du péché, il a aussi par sa mort remporté la victoire sur toutes les puissances des ténèbres.

Il les a dépouillées de leur pouvoir et les a livrées à la honte.

Par sa mort donc Christ nous délivre du pouvoir des ténèbres, de Satan et des démons.


La résurrection de Jésus-Christ


1Corinthiens15.54:

"Lorsque ce corps corruptible aura revêtu l’incorruptibilité, et que ce corps mortel aura revêtu l’immortalité, alors s’accomplira la parole qui est écrite: La mort a été engloutie dans la victoire.

O mort, où est ta victoire? O mort, où est ton aiguillon?"

Christ par sa résurrection, a démontré aux yeux de tous sa victoire sur la mort et sur son pouvoir.

La mort est terrible et fait peur. Nul ne peut lutter contre elle. Mais elle n’a pas pus retenir Christ dans ses chaines qui a triomphé d’elle et est sortir vivant du tombeau.

Le séjour des morts n’a pas pu le retenir.

Quelle espérance pour le croyant !

La foi du croyant n’est donc pas vaine.

La résurrection de Christ laisse transparaitre la réalité de la résurrection des morts. Tous ceux qui auront placé leur foi en Christ connaitront la gloire de la résurrection. Car la mort ne pourra pas les retenir dans son sein comme elle n’a pu retenir le Christ. Le croyant se doit donc de se réjouir et de rendre gloire à Dieu car il a une espérance, la vie éternelle. Chaque jour doit donc être pour le croyant un jour de la célébration de la « pâques », symbole de sa délivrance et de l’espérance en un futur de gloire.

 

Mais comment fêter pâques ?


1corinthiens 5.6-8:

"C’est bien à tort que vous vous glorifiez. Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever toute la pâte?  Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé.

  Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité."

Le levain, c’est le symbole du péché et le pain, c’est le symbole de la vie quotidienne.

Paul invite dans ce passage les corinthiens à mener une vie quotidienne pure dépouillée de tout péché, d’où l’idée de célébrer pâques chaque jour de sa vie.

Elle consiste en une vie de piété et de consécration à Dieu.

Le levain d’Hérode était la politique, celui des saducéens, l’incrédulité et celui des pharisiens la religiosité. 

Pâques symbole de notre délivrance doit être fêtée dans un esprit d’adoration et de consécration à l’Eternel, pour le salut qu’il nous accorde par la mort et la résurrection du seigneur Jésus-Christ.

En outre, si vous êtes encore sous le pouvoir du péché, des puissances des ténèbres ou de leurs œuvres, c’est l’occasion de recevoir Christ dans votre vie afin d’expérimenter sa délivrance et son salut.

Bonne fête à tous et à toutes et que Dieu vous bénisse.

 

Source: http://nouvellealliance.ivoire-blog.com/





Je ne peux plus être catholique romain, parce que je ne marche plus dans la même direction que Rome.

Le catholicisme est le résultat d’une longue évolution où bien des erreurs se sont mêlées à des vérités incontestables.
 Cette évolution, longtemps inconsciente, a pris une direction précise.

Le catholicisme s’est lié lui-même.

Il ne peut plus marcher, sans se renier, dans une autre direction que celle qu’il a irrévocablement prise.


Or, cette évolution l’éloigne chaque jour de la doctrine du Christ et des apôtres.


Je ne peux plus être catholique romain, parce que je ne puis affirmer un dogme qui ne reçoit pas le témoignage des Ecritures.


Tout ce qui est de Christ reçoit ce témoignage, comme Christ l’a reçu lui-même.


 Etayer la tradition par l’autorité de l’Eglise et l’autorité de l’Eglise par la tradition n’est qu’un cercle vicieux.


Je ne peux plus être catholique romain, parce que la doctrine du Christ est infiniment plus riche que la théologie catholique.

Cette théologie semble riche par l’accumulation des opinions, des considérations rationnelles dont le dogme est enveloppé.
Cela ne dissimule pas sa pauvreté.


C’est une expérience merveilleuse que l’on peut faire lorsqu’on livre sa pensée à Christ, et qu’on voit apparaître l’extrême richesse de la pensée de Dieu…

Que la " Somme théologique " est pauvre !


 On peut parler de la pauvreté catholique :

" Tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu ". (Apocalypse 3:17)

 

Je ne peux plus être catholique romain, parce que Rome assigne à la vie spirituelle un terme qui n’est pas celui imposé par Christ.
Ce que Rome appelle la " perfection " ne correspond pas à ce que l’apôtre Paul appelle " l’homme accompli ", capable de discerner le bien et le mal, le vrai et le faux.
Une telle maturité, un tel discernement sont impossibles dans le catholicisme, où l’erreur et même le mal sont imposés…


 Malgré les " saints " dont elle se pare, Rome ne peut pas former autre chose que des " enfants " du point de vue spirituel.

Sa spiritualité est découronnée.

 

Je ne peux plus être catholique romain, parce que je ne puis m’associer à ses relations avec les puissances des ténèbres.


 Non seulement Rome cherche ses appuis dans le monde, mais elle cherche des appuis dans ses relations avec les morts.
 Autour du culte des " saints " et de la prière pour les morts, un formidable système spirite s’est organisé…
C’est un des péchés qui provoquèrent la destruction de Canaan…


Et, si j’ai quelque chose à dire à mes frères qui sont encore dans les liens de Rome, ce n’est pas pour les inviter à venir s’asseoir sous les ombrages d’un Calvin ou d’un Wesley, mais à y passer pour aller jusqu’au Maître.


Il faut que la "Réforme" recommence, après trois cents ans de stagnation et de décomposition, et que, dans un rejet aussi résolu des erreurs catholiques que des erreurs protestantes, des traditions catholiques que des traditions protestantes, elle retrouve dans l’absolu de la volonté de Dieu, la puissance de remettre en marche les foules qui "sont assises à l’ombre de la mort" (Esaïe 9:1).




Gabriel MILLON (1894-1985), ex-prêtre de l’Ordre des Carmes, Docteur ès-Lettres et Professeur d’Ecriture Sainte et d’Hébreu a rédigé de nombreux cours sur une grande variété de sujets.

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